Ce vendredi 1ᵉʳ août, le parquet de Nanterre a requis le renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine du joueur marocain du PSG Achraf Hakimi pour le viol d'une jeune femme en 2023. Il conteste les faits.
Il avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023. Ce vendredi, le parquet de Nanterre a confirmé à CNEWS, avoir «saisi le juge d’instruction concernant le renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine du chef de viol» dans l'affaire impliquant Achraf Hakimi, joueur de football international du PSG.
Ajoutant qu'il «appartient désormais au magistrat instructeur de prendre sa décision dans le cadre de son ordonnance».
Des faits qui remontent au mois de janvier 2023
Le joueur du PSG, âgé de 26 ans, avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023, après qu'une jeune femme l'a accusé de l'avoir violée chez lui à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) quelques jours plus tôt. Fin février 2023, la jeune femme s'était rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte.
Elle avait alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s'être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur, avait indiqué à l'époque une source policière.
Elle affirmait également qu'Achraf Hakimi l'avait embrassée et avait commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, selon cette même source. Elle ajoutait qu'elle était parvenue à le repousser et précisait qu'une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.
Contactée par l'AFP, l'avocate du joueur, Me Fanny Colin, a estimé ces réquisitions «incompréhensibles et insensées au regard des éléments du dossier». «Nous demeurons avec Achraf Hakimi aussi sereins qu'à l'ouverture de la procédure. Si ces réquisitions devaient être suivies, nous exercerions évidemment toutes les voies de recours», a-t-elle ajouté.
«Ma cliente accueille cette nouvelle avec un immense soulagement», a quant à elle déclaré à l'AFP, Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile.