Au moins trois personnes ont été mises en examen dans l'enquête sur la mort en mai 2024 de Nicolas Molinari, le gendarme tué d'une balle dans la tête durant les émeutes en Nouvelle-Calédonie, a-t-on appris ce lundi.
Une avancée judiciaire un peu plus d'un an après la mort du militaire. Au moins trois personnes ont été mises en examen dans l'enquête autour de la mort du jeune gendarme de 22 ans, Nicolas Molinari, lors des émeutes ayant secoué la Nouvelle-Calédonie en mai 2024, a appris l'AFP ce lundi, de diverses sources.
Les faits se sont produits seulement deux jours après le déclenchement des violentes émeutes. Alors qu'il se trouvait dans son véhicule, stationné, le gendarme avait été touché par un tir à la tête, aux alentours du fief indépendantiste de Saint-Louis, sur la commune du Mont-Dore.
plusieurs autres personnes activement recherchées
Les trois mis en cause font partie de la dizaine de personnes activement recherchées par les forces de l'ordre dans la tribu de Saint-Louis depuis juillet 2024.
Certaines d'entre elles se sont d'ailleurs rendues aux autorités, après la vaste opération de retour au calme mené par le GIGN en septembre 2024, durant laquelle deux jeunes de la tribu, Samuel Moekia et Johan Kaidine avaient perdu la vie.
Pour l'heure, le parquet de Nouméa n'a pas réagi aux mises en examen. Les quatre kilomètres de route qui passent devant Saint-Louis ont été entièrement fermés à la circulation de 19h à 5h et sont placés sous la surveillance d'un important déploiement de gendarmes mobiles.
Des véhicules civils devant servir à la reconstitution ont été acheminés sur place.