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Mort de Jean Pormanove : la plate-forme Kick s'est engagée à revoir ses règles, assure l'Arcom

Une enquête a été ouverte lundi pour «recherche des causes de la mort». [© Instagram / Jeanpormanove]

La plate-forme australienne Kick a promis de revoir ses règles de modération et de supervision après la mort du streamer français Jean Pormanove. Ce dernier, victime de violences diffusées en direct, a relancé les critiques contre le manque de contrôle des contenus, a indiqué l’Arcom.

Un drame diffusé en direct ayant des conséquences importantes. La plate-forme australienne de diffusion en direct Kick s'est engagée jeudi à revoir l'ensemble des règles de modération et de supervision de ses contenus, après la mort de Jean Pormanove, streamer français, qui se faisait violenter en direct, a annoncé le gendarme français du numérique.

«Kick a annoncé revoir l'ensemble de ses procédés en matière de modération des contenus, de définition de ses conditions générales d'utilisation et de protection des mineurs», a indiqué dans un communiqué l'Arcom, après un échange avec les dirigeants australiens de la plateforme au logo vert fluo, lancée en 2022 par deux grandes fortunes, Ed Craven et Bijan Tehrani.  

Kick s'est aussi engagée à coopérer pleinement avec les régulateurs européens afin de se conformer à la directive européenne sur les services numériques (DSA), selon le communiqué.

Des décisions de l'Arcom jugées tardives 

L'Arcom a par ailleurs assuré être «déjà en lien rapproché avec le régulateur maltais compétent pour la supervision des obligations de Kick.com» et promis qu'elle «suivra de très près la concrétisation de ces annonces»

Plus tôt cette semaine, l'Arcom a été critiquée pour avoir tardé à se saisir des dérives de la chaîne Jeanpormanove, malgré la parution en décembre d'une enquête de Mediapart et d'une saisine en février de la Ligue des droits de l'Homme.

L'organisme de régulation a indiqué s'être heurté à l'absence d'informations sur l'éventuel représentant légal de Kick.com dans l'Union européenne. 

La mort en direct il y a trois jours de l'un des protagonistes de la chaîne, Raphaël Graven, qui monétisait les brimades qu'il subissait en direct aux côtés d'un autre streamer, de la part de deux partenaires connus sous les pseudos de NarutoVie et Safine, a accéléré la procédure.

La plate-forme australienne est sous le feu des critiques depuis ce décès survenu dans la nuit de dimanche à lundi à Contes, au nord de Nice et qui continue de faire scandale. 

Une enquête ouverte depuis lundi 

Une enquête a été ouverte lundi pour «recherche des causes de la mort» et confiée à la police judiciaire de Nice, qui enquêtait déjà depuis décembre sur les agissements de ces streamers suite à l'article de Mediapart. 

Entendu par la police en début d'année, Jean Pormanove avait assuré qu'il s'agissait de mise en scène visant à faire des vues pour gagner de l'argent, mentionnant des sommes à hauteur de 6.000 euros par mois, selon le parquet.

Mercredi matin, Kick avait déjà annoncé avoir banni «tous les co-streamers ayant participé à cette diffusion en direct» dans l'attente de l'enquête en cours.

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