A l’image de La France insoumise, les Ecologistes effectuent également leur rentrée politique à partir de ce jeudi, à l’occasion de leur université d'été, qui se tient à Strasbourg (Bas-Rhin), ville dirigée par le parti.
Une séquence importante avant une rentrée qui pourrait bien être mouvementée socialement. Du jeudi 21 au samedi 23 août, Les Ecologistes organisent leur université d’été à Strasbourg, dans le Bas-Rhin. A l’image de Tours (Indre-et-Loire) pour l’édition 2024, le choix de la ville n’a pas été choisi au hasard.
En effet, la ville de Strasbourg est dirigée par le parti depuis 2020, par l’intermédiaire de la maire écologiste Jeanne Barseghian, candidate à sa réélection. La question des élections municipales de mars 2026 sera largement abordée lors de cette université, au cours d’ateliers dédiés.
Après la vague verte de 2020, lors de laquelle le parti avait gagné Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Tours, Annecy, Poitiers et conservé Grenoble, l’enjeu est désormais de sauvegarder ces bastions, face au risque d’une division de la gauche dans de nombreuses communes.
Environnement, international et bilan
Lors de tables rondes, les élus du parti, accompagnés de spécialistes, de membres d’associations ou d'organisations, discuteront de thématiques chères aux écologistes. Les sujets liés à l’agriculture, au réchauffement climatique où encore à l’environnement et aux énergies renouvelables prendront une place importante.
Les conflits internationaux, en Ukraine et au Proche-Orient, à Gaza, seront également à l’ordre du jour.
Face à leurs adhérents, leurs sympathisants et à d’éventuels curieux, les différents élus représentés au Parlement français et européen dresseront le bilan de leur année 2025 et des travaux accomplis.
De nombreuses figures du parti seront ainsi présentes, à l’image du maire de Grenoble Eric Piolle, la présidente du groupe écologiste et social à l’Assemblée Cyrielle Chatelain, la députée Sandrine Rousseau ou encore la Secrétaire nationale Marine Tondelier.
Une année chargée pour le parti
Au-delà des élections municipales, l’année politique s’annonce intense pour les Écologistes. Le parti de Marine Tondelier devra également poursuivre ses efforts en faveur d’un rassemblement de la gauche à la prochaine élection présidentielle de 2027. Au risque de se retrouver à devoir choisir entre une gauche réformiste et une autre plus radicale.
Avant ces deux échéances électorales, les Écologistes se placeront en tête des formations politiques opposées à François Bayrou. Ce mercredi, dans un entretien accordé à Libération, Marine Tondelier a estimé que «l'avenir de notre pays se joue dans les mouvements d'ampleur annoncés à la rentrée», comme le mouvement de blocage du 10 septembre, appelant à les soutenir.
Interrogée pour savoir si elle soutenait le mouvement du 10 septembre, cette dernière a expliqué avoir «plaidé dès le mois de juillet» auprès des instances de son parti «pour que nous soyons en soutien de cette mobilisation mais aussi de toutes les autres qui se préparent avec les partenaires sociaux».
A l’image des Insoumis et des socialistes, les écologistes ont eux aussi plaidé pour la censure de François Bayrou.