La ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne a reconnu l’équivalent de «2.500 postes de professeurs manquants», à l’heure de la rentrée scolaire ce lundi 1er septembre.
Un chiffre inquiétant. Alors que 12 millions de jeunes élèves effectuent leur rentrée scolaire ce lundi 1er septembre, certains pourraient ne pas avoir de professeurs face à eux.
Invitée sur RTL, Elisabeth Borne, la ministre de l’Education nationale, a constaté qu’il manquait «l’équivalent de 2.500 postes de professeurs». «Il y a comme chaque année des heures d’enseignement qui ne sont pas couvertes», a-t-elle indiqué, ajoutant que «les rectorats» étaient «mobilisés».
🔴🗣️ @Elisabeth_Borne, ministre de l’Éducation nationale, reconnaît "l’équivalent de 2 500 professeurs manquants" cette année, au micro de @ThomasSotto dans #RTLMatin. pic.twitter.com/Yj93IVlVAu
— RTL France (@RTLFrance) September 1, 2025
Dans l’optique de palier cette difficulté, Elisabeth Borne a demandé «à renforcer les équipes de remplaçants pour qu'on ait non seulement un professeur à la rentrée, mais que tout au long de l'année, il puisse y avoir un professeur devant chaque classe».
De nouvelles réformes
Cette rentrée verra également la mise en œuvre de plusieurs réformes, notamment concernant le «bac Blanquer», plusieurs fois remanié depuis son lancement en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.
Une nouvelle épreuve de mathématiques au bac en première sera ainsi lancée.
Elisabeth Borne a par ailleurs annoncé des modifications pour le contrôle continu au bac. Désormais, les notes de première et terminale ne compteront plus toutes dans la note de contrôle continu. Une annonce de dernière minute qui a irrité les syndicats.
La ministre a aussi indiqué que les élèves ayant obtenu moins de 8 sur 20 ne pourraient plus aller au rattrapage du bac. Pour les 3e, le brevet change aussi. L'examen passera de 50 à 60% de la note finale.
Autre nouveauté en cette rentrée, pour lutter contre l'abus d'écrans, le dispositif «portable en pause», qui vise à mieux faire appliquer l'interdiction des téléphones portables au collège, sera quant à lui développé, avec comme objectif une généralisation progressive d'ici la fin de l'année.
Dans certains établissements, les élèves pourront ainsi être contraints à laisser leur portable dans des casiers ou pochettes pendant les cours.