La présidente des députés RN, Marine Le Pen, a raillé ce mardi la proposition de Gabriel Attal de nommer un «négociateur» à Matignon capable de trouver une voie pour ne pas être censuré.
Une proposition absolument pas prise au sérieux. Interrogée à la sortie de la conférence des présidents à l’Assemblée nationale, mardi 9 septembre, Marine Le Pen a vivement critiqué l’idée émise la veille par Gabriel Attal, après l’échec du vote de confiance à François Bayrou, de nommer un «négociateur» à Matignon.
«C’est absolument n’importe quoi, nous ne sommes pas dans une cellule psychologique», a appuyé la présidente des députés du Rassemblement national. Celle-ci a insisté sur la nécessité de nommer «un Premier ministre capable de trouver une voie», au risque que sa formation politique ne «repose la question de la dissolution», le «seul moyen», selon elle, «de sortir ce cette crise politique».
.@MLP_officiel espère que le nouveau Premier ministre sera "capable de rompre avec le macronisme".
"Les mêmes causes entraîneront les mêmes effets", prévient la présidente des députés RN.#DirectANpic.twitter.com/6gHBdKX1On— LCP (@LCP) September 9, 2025
«Une culture du compromis»
Ce lundi, le président du groupe macroniste a proposé la conclusion d'un «accord d'intérêt général» entre les «forces républicaines», souhaitant qu'Emmanuel Macron désigne un «négociateur» pour parvenir à cet accord avant de nommer un Premier ministre.
«Je ne propose ni pacte de gouvernement, ni contrat de coalition. Ce que je propose, c'est un accord, un accord d'intérêt général pour que les dix-huit mois devant nous soient des mois utiles, pour que les dix-huit mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique», a-t-il déclaré, appelant à l’avènement d’une «culture du compromis».
Je propose que le président de la République désigne un négociateur, en actant dès le départ qu’il ne sera pas Premier ministre.
Un négociateur chargé de réunir les forces politiques représentées à l'Assemblée nationale pour bâtir un accord d'intérêt général.
Ce compromis doit… pic.twitter.com/QWmJH96rXp— Gabriel Attal (@GabrielAttal) September 8, 2025
«Si on veut retrouver une forme de stabilité d'ici à 2027, il faut un renversement profond de méthode. Les Français doivent donc sentir qu'une inflexion profonde est apportée. Et donc, le président de la République doit montrer qu'il est prêt à accepter de partager le pouvoir», a-t-il expliqué.