La ministre de la Culture démissionnaire, Rachida Dati, a dénoncé ce jeudi 11 septembre les appels au boycott émis par des chercheurs refusant de participer à un colloque sur l’histoire des juifs de France.
Rachida Dati fulmine. La ministre de la Culture a condamné ce jeudi 11 septembre le boycott par des chercheurs d’un colloque sur l’histoire des juifs en France.
«Trop, c’est trop ! Ces appels au boycott répétés d’artistes, de spectacles, de conférences, de blocages d’établissements deviennent des prétextes à un antisémitisme débridé et assumé. Ce n’est plus une question d’opinion, c’est une question de justice et de politique pénale», a ainsi dénoncé Rachida Dati sur X.
Trop, c’est trop ! Ces appels au boycott répétés d’artistes, de spectacles, de conférences, de blocages d’établissements deviennent des prétextes à un antisémitisme caractérisé et assumé. Ce n’est plus une question d’opinion, c’est une question de justice et de politique pénale. pic.twitter.com/piH787qAdq
— Rachida Dati ن (@datirachida) September 11, 2025
En effet, plusieurs universitaires ont annulé leur participation à un colloque sur l'histoire des Juifs de France, arguant notamment de motifs liés à la guerre à Gaza, a indiqué le Musée d'art et d'histoire du judaïsme (Mahj) qui déplore un «boycott sans précédent».
«Cinq chercheurs français ont récemment annulé leur participation» au colloque «les histoires juives de Paris (Moyen Âge et Epoque moderne)» organisé les 15 et 16 septembre dans la capitale, a affirmé le musée dans un communiqué.
Divers prétextes d’annulation
Les chercheurs ont annulé «au prétexte qu'un programme de recherche» de l'Université hébraïque de Jérusalem «finançait la participation d’une doctorante», selon le communiqué.
Certains «ont argué du fait que leur participation équivalait à soutenir le gouvernement israélien (...). D'autres ont simplement fait référence à la guerre à Gaza pour remettre en cause les modalités d'organisation», a ajouté le musée, qui a maintenu le colloque tout en le remaniant.
«Ce boycott (... ) dessert absurdement le monde universitaire israélien, dont certains représentants figurent parmi les plus opposés à la poursuite de la guerre à Gaza» et «confond les chercheurs et les responsables politiques» a-t-il été ajouté.
«Cela doit appeler des sanctions», a affirmé à l'AFP Yonathan Arfi, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), en se disant «malheureusement pas surpris, parce qu'on est dans une période où partout est en train de se poser une forme de chape de plomb avec une hégémonie culturelle de l'obsession et de le détestation d'Israël».