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Nouveau Premier ministre : Michel Barnier conseille à Sébastien Lecornu de «ne pas faire confiance» au RN

Michel Barnier a conseillé à Sébastien Lecornu de «ne pas faire confiance» au Rassemblement national, qu'il juge responsable de sa censure en décembre dernier. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

L'ancien Premier ministre Michel Barnier a invité ce dimanche le nouveau chef du gouvernement, Sébastien Lecornu à «ne pas faire confiance» au Rassemblement national. Ce dernier lui a également conseillé d'envisager un «accord de non-censure» avec le Parti socialiste.

Il est coutume de se méfier du RN à Matignon. Une semaine seulement après sa nomination à la tête du gouvernement, Sébastien Lecornu reçoit déjà des mises en garde de la part de Michel Barnier, qui a occupé son poste l'année précédente. Anciennement membre du parti les Républicains, le nouveau Premier ministre avait longtemps milité aux côtés de ce dernier, avant de rejoindre le clan macroniste.

Ce faisant, Michel Barnier lui a conseillé de «ne pas faire confiance» au Rassemblement national, qu'il juge responsable de sa censure en décembre dernier. «J'ai des raisons de ne pas avoir confiance dans le Rassemblement national, dans ce qu'il peut promettre ou ne pas promettre», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Radio J, convaincu que le vote du RN sera «totalement opportuniste comme il l'a été lorsque je suis tombé».

Selon lui, c'est la «conjonction des extrêmes» entre le RN et la gauche qui avait provoqué la chute de son gouvernement, et de ce fait, il souhaite que Sébastien Lecornu ait «le courage, la ténacité et la capacité de discuter avec non seulement les forces politiques, mais aussi avec les forces professionnelles et syndicales».

Obtenir la non-agression du PS

Michel Barnier a suggéré à celui qui était son ministre de la Défense d'établir une «feuille de route budgétaire équilibrée avec l'objectif de réduire le déficit, de faire des réformes parce que le pays en a besoin et d'obtenir la non-agression, ou la non-censure notamment du Parti socialiste». Parti socialiste en lequel il voit un groupe l'ayant trahi au moment de le faire tomber, alors qu'il se proclamait «parti de gouvernement». 

L'ancien commissaire européen, qui se présente à une législative partielle à Paris à la fin du mois, a appelé le parti de gauche à cette fois-ci être «responsable et à la hauteur des problèmes du pays».

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