La Banque de France a relevé ce lundi 15 septembre sa prévision de la croissance française à 0,7% contre 0,6%, pour l'année 2025. Cette prévision fait suite à des chiffres encourageants de la croissance économique française, qui pointe à +1,1% par rapport à 2024.
Un signal positif concernant l'économie française. Ce lundi 15 septembre, la banque centrale française a décidé de relever son annonce prévisionnelle concernant 2025 : elle est désormais de 0,7%.
La Banque de France a précisé s'attendre à un renforcement de l'activité lors des prochaines années, 2026 et 2027, même si une incertitude politique et budgétaire demeure.
On peut lire, concernant les «projections macroéconomiques intermédiaires» du mois de septembre publiées sur le site de la Banque de France ce lundi, que «dans un contexte national par contre plus incertain à la suite du rejet du vote de confiance, les projections retiennent la convention d’une politique budgétaire inchangée par rapport à nos hypothèses de juin, qui permettaient d’atteindre un déficit de 5,4% du PIB en 2025 et un ajustement structurel primaire de 0,6% du PIB en 2026 et de 0,4% en 2027». Ainsi, pour les années suivantes, une progression à hauteur de 0,9% est attendue en 2026 et 1,1% en 2027.
Dans un entretien au journal Le Parisien, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a aussi parlé de la nécessité de résoudre le problème budgétaire français, «aggravé» par la crise politique. Il rappelle que ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2029 est l'objectif national.
Une amélioration du budget présenté par le Premier ministre est attendue
Le gouverneur préconise pour cela de porter aux trois quarts, la responsabilité des dépenses publiques, sans «exclure certaines mesures fiscales ciblées et exceptionnelles, jusqu'à un quart de l'effort total». «La vérité, c'est qu'il n'y a jamais d'impôt indolore, ni d'impôt magique qui rapporterait énormément en France alors qu'il ne s'applique pas chez nos concurrents», ajoute-t-il.
Pour lui, les mesures fiscales ne doivent pas concerner les classes moyennes et les PME, et ne durer que jusqu'au retour du déficit sous 3% du PIB. «Pour citer un exemple, des mesures anti-optimisation fiscale sur les hauts patrimoines seraient justifiées, afin que l'effort de redressement soit ressenti comme juste», a-t-il estimé. Il pense également que le canevas de budget présenté en juillet par François Bayrou «peut être amélioré».