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«Pour ou contre les juifs ?» : un sondage sur un groupe whatsApp d'étudiants de l'université Panthéon-Sorbonne fait scandale

Plusieurs campus de l'université de la Sorbonne ont été le théâtre d'actes antisémites, ces derniers jours, notamment celui du 5e arrondissement de Paris. [© Dimitar DILKOFF / AFP]

Plusieurs étudiants de première année à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sont au centre d'une vive polémique sur fond d'antisémitisme. Ils ont partagé un sondage demandant à leurs camarades s'ils étaient «Pour ou contre les juifs ?». Un acte dénoncé par la présidence de l'université qui a saisi la justice.

Une nouveau scandale d'«antisémitisme décomplexé». Comme le déplore l'Union des Etudiants Juifs de France, un sondage s'intitulant «Pour ou contre les juifs ?» a été posté sur un groupe étudiant de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le 24 août dernier.

Comme on peut le lire sur cette publication X de l'UEJF, «le 24 août 2025, un sondage a été publié sur le groupe WhatsApp des étudiants de L1 économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne». L'association reprend : «La question posée était simple, brutale, inacceptable : "Les juifs : pour ou contre ?"».

A la suite de cet incident, le 9 septembre, l'UEJF Paris 1 s'est mobilisée. Ses membres ont ainsi procédé à une campagne de publication d'affiches sur les campus de Cassin, Lourcine, Tolbiac et la Sorbonne pour «dénoncer la banalisation de la haine antisémite». Leur but : sensibiliser chaque élève à l'importance d'éradiquer l'antisémitisme dans le cadre étudiant.

«il est temps de réagir» : l'UEJF appelle à une mobilisation générale

Aprè cette opération, l'association a déploré une réaction violente de certains de ses camarades qui ont arraché ces affiches et ont même inscrit certains tags en réponse : «fasciste», «faf», «sioniste», «free Palestine».

Face à ces nouveaux actes hostiles, certains élèves de L1 économie ont même été éjectés de leur groupe de travail en ligne, sous prétexte que «leur nom de famille était juif». 

Le message accompagnant cette exclusion ne laissant du reste peu de place à un acte malveillant : «Si d'autres sionistes comme ceux que j'ai déjà retirés sont présents, vous pouvez quitter, on ne veut pas de vous ici», était-il mentionné, suivi d'un drapeau palestinien.

L'Union des Etudiants Juifs de France s'est indignée de la situation dans ce même post, où elle appelle en réaction à une prise de conscience générale : «A tous, il est temps de réagir».

Ce mardi, la présidente de l’université Christine Neau-Leduc a «apporté son soutien total aux étudiants ayant subi des actes antisémites». Celle-ci a transmis «l’intégralité des éléments à sa disposition au procureur de la République, au nom de l’article 40 du Code de procédure pénale».

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