Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Comment des hommes et des femmes peuvent prendre le risque que nos jeunes soient assassinés ?» : la mère de Philippine, tuée il y a un an par un Marocain sous OQTF, «écoeurée» par l’abrogation de la loi Marleix

Philippine, une jeune étudiante de 19 ans, a été assassinée par un Marocain sous OQTF le 20 septembre 2024. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Près d'un an après le meurtre de Philippine, tuée par un Marocain placé sous OQTF, la mère de la jeune étudiante a déploré ce mardi l'abrogation de la loi Marleix, par le Conseil constitutionnel en août dernier. Le texte allongeait la durée maximale de rétention pour les étrangers jugés dangereux.

Une profonde douleur, et de l'incompréhension. Le 20 septembre 2024, Philippine, une jeune étudiante âgée de 19 ans, était assassinée dans le bois de Boulogne en sortant de cours à l'université Paris-Dauphine.

Près d'un an après sa mort, ses parents se sont confiés à nos confrères du Figaro. «C’est important pour nous de parler de Philippine, elle était merveilleuse», a déclaré sa mère. «On a reçu des centaines de lettres [...]. Cet article est aussi pour remercier tous ces gens qui ont été bouleversés et choqués par ce qu’il s’est passé», a poursuivi son père.

Le principal suspect libéré juste avant le meurtre de Philippine

Marqués par le chagrin, ses parents éprouvent aussi une profonde colère. «Cet individu n’aurait jamais dû se trouver sur son chemin, donc c’est encore plus révoltant», ont-ils avancé. Le principal suspect, Taha O., était en effet visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Ce ressortissant marocain, âgé de 22 ans au moment des faits, avait été autorisé, malgré sa dangerosité (il avait été condamné pour un premier viol en 2021), à sortir du centre de rétention administrative (CRA) où il était enfermé dans l'attente de son expulsion, quelques jours avant le meurtre de Philippine.

Son renvoi vers le Maroc a en effet tardé, faute d'avoir obtenu de Rabat la délivrance d'un indispensable laissez-passer consulaire. Afin d'éviter qu'une telle situation se reproduise, l'ancien député de la Droite républicaine, Olivier Marleix, avait proposé une loi permettant d'allonger à 210 jours la durée de rétention des individus les plus dangereux.

Mais le texte, soutenu par les parents de Philippine et adopté par l'Assemblée nationale, a été retoqué par le Conseil constitutionnel en août dernier. Cette décision «m’a écœurée et anéantie. Comment des hommes et des femmes peuvent prendre le risque que nos jeunes soient assassinés ?», s'est interrogée la mère de la jeune fille.

Taha O., mis en examen pour «meurtre accompagné ou suivi d’un autre crime, viol, vol et escroquerie en récidive légale» et placé en détention provisoire, est dans l'attente de son procès, dont la date n'est pas encore connue.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités