Les passagers d'un vol vers Ajaccio (Corse) ont subi un retard inattendu à l'atterrissage après que le contrôleur aérien s'est assoupi le lundi 15 septembre.
Parti d'Orly (Paris) avec une heure de retard, un avion à destination d'Ajaccio (Corse) a dû voler pendant près d'une heure au-dessus du golfe le lundi 15 septembre, après que le contrôleur aérien s'est endormi, a rapporté le quotidien Corse Matin mardi.
En approchant de l'aéroport Napoléon Bonaparte, l'équipage a constaté l'absence de réponse aux appels radio et de balisage lumineux nécessaire à l'atterrissage en toute sécurité.
«Le commandant de bord a alors pris contact avec les pompiers de l'aéroport pour comprendre la situation. Ceux-ci, dépêchés sur place, n'ont trouvé aucune réponse du côté de la tour avant d'alerter la gendarmerie», a raconté un passager.
Durant cette attente, l'appareil a été contraint de survoler au-dessus du golfe d'Ajaccio pendant près d'une heure pendant que le commandant de bord informait les passagers de la situation.
«Je n'avais jamais eu à gérer une telle situation»
«Nous avons fait une petite visite touristique», a-t-il plaisanté, précisant qu'«à aucun moment il n'y a eu de mouvement de panique, tout le monde est resté serein».
Finalement, le contact avec la tour a été rétabli et les feux de piste allumés, permettant à l'avion de se poser sans encombre. Selon le journal corse, plusieurs personnels de bord ont affirmé que le contrôleur aérien s'était assoupi.
«En plusieurs décennies de carrière, je n'avais jamais eu à gérer une telle situation [...] Une situation comme celle-ci ne remet absolument pas en cause le système de sécurité et n'a pas mis en danger les passagers», a confié le commandant après l'atterrissage.
Il a notamment confirmé que le contrôleur aérien était seul en poste, en bonne santé et n'avait consommé aucune substance illicite, comme lui ont assuré les contrôles effectués à l'arrivée des secours et des forces de l'ordre.
«Les aiguilleurs du ciel fonctionnent sur un système de quart où ils ne sont que deux dans la tour de contrôle. Un contrôleur est en pause et l'autre en surveillance. S'il y a le moindre problème, cela peut s'avérer limite en termes d'effectifs», a expliqué le pilote.