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Nouvelle République, soutien à Sébastien Lecornu, Constitution... : ce qu'il faut retenir du discours de Gabriel Attal lors de sa rentrée politique à Arras

Un discours quasi présidentiel pour la rentrée politique de l'ancien Premier ministre. [©François NASCIMBENI/AFP]

L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a fait sa rentrée politique ce dimanche 21 septembre à Arras (Pas-de-Calais), lors d'un meeting. Il a tenu à apporter son soutien au nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, tout en mettant en garde les Français face à l'extrême droite, et a proposé une «nouvelle République».

Un discours quasi présidentiel. Lors de son meeting de rentrée politique ce dimanche à Arras, Gabriel Attal a tiré un bilan très positif du travail de la majorité présidentielle tout en apportant son soutien au nouveau chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, nommé la semaine dernière, sans manquer pour autant de pointer du doigts les «extrêmes» du paysage politique.

«Nous avons mis fin au chômage de masse», a d'abord vanté Gabriel Attal, soulignant le travail de sa famille politique depuis l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017 pour lutter contre le fléau qui touche des millions de Français, avec la mise en place de plusieurs réformes

Face à un public acquis à sa cause, l'ancien locataire de Matignon a également profité de ce meeting pour affirmer son désaccord profond avec l'extrême droite, l'accusant de prospérer «sur la détresse» des Français, qui, selon Gabriel Attal, attendent plutôt 2027 «pour mettre fin au jeu mortel de ces formations politiques qui continuent de semer la division et d'entretenir le chaos à longueur de journées».

«J'étais opposé à la dissolution»

Malgré l'expression d'un soutien indirect envers Emmanuel Macron, en affirmant vouloir aider Sébastien Lecornu dans son rôle de Premier ministre, Gabriel Attal a déclaré que «l'origine de l'instabilité» politique en France était «la dissolution de l'Assemblée nationale», décrétée par le chef de l'Etat en juin 2024. «J'y étais opposé car je savais que les Français en payeraient le prix», a continué le secrétaire général de Renaissance. 

Il a par ailleurs proposé d'inscrire un «principe de non-régression sociétale» dans la Constitution, afin de protéger les droits sociétaux acquis, sur le modèle du principe de non-régression environnementale. 

«Je formule une proposition dont nous débattrons ensemble et sur laquelle nous travaillerons : de la même manière que dans notre Constitution, il y a un principe de non-régression environnementale, inscrivons-y un principe de non-régression sociétale», a-t-il insisté.

«Une nouvelle République»

Enfin, il a conclu ce discours en proposant une «nouvelle République», pour laquelle il souhaite «un nouveau système de retraites libre, sans âge légal de départ, mais avec une durée de cotisation par points, avec une capitalisation ouverte aux Français».

Le patron de Renaissance a également prôné le recours à des «référendums réguliers» et évoqué la réduction du nombre de parlementaires, la suppression de strates de collectivités territoriales ainsi que «moins de voies de recours» au plan juridique «pour en finir avec ces recours à l'infini qui empoisonnent la vie de tant de personnes qui portent des projets partout dans notre pays». Une ébauche de programme présidentiel. 

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