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Condamnation de Nicolas Sarkozy : Henri Guaino réclame une grâce présidentielle afin d’éviter «l’humiliation»

Henri Guaino a été conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy entre le 16 mai 2007 au 15 mai 2012. [GERARD CERLES / AFP]

Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a réclamé ce vendredi une grâce présidentielle concernant l’incarcération de l’ex-chef de l’État, une décision non susceptible d’appel qu’il considère comme «une humiliation pour l’État et les institutions».

Il en implore le chef de l'État. Au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire du financement lybien de la campagne électorale de 2007, l'ancien conseiller spécial de l'ancien locataire de l'Élysée Henri Guaino, invité sur RTL ce vendredi, a plaidé pour une grâce présidentielle, arguant que celle-ci n'effaçait pas la condamnation, et ainsi, ne pouvait être «que partielle».

«Je ne trouverais donc pas incohérent qu’elle soit accordée sur la peine complémentaire, en l’occurrence l’exécution provisoire de l’emprisonnement, qui n’est pas contestable», a-t-il abondé sur l'antenne de la radio rouge. Sans «interrompre les procédures par lesquelles il entend démontrer son innocence», cette mesure «permettrait de lever cette décision d’incarcération qui constitue, au-delà de la personne de Nicolas Sarkozy, une humiliation pour l’État et ses institutions», a précisé Henri Guaino.

l'article 17 de la constitution rend possible une grâce

Que disent les institutions ? Conformément à l’article 17 de la Constitution, «le président de la République peut, à titre individuel, accorder une grâce», rappelle le Conseil constitutionnel. Celle-ci peut ainsi dispenser de l’exécution d’une peine, de façon totale ou partielle, ou encore la transformer en une sanction moins lourde. Elle ne vaut toutefois que pour une condamnation définitive et exécutoire, et ne l’efface pas du casier judiciaire, où figure alors la mention de la mesure de clémence.

Dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi à cinq ans de prison, le tribunal ayant ordonné sa mise à exécution immédiate pour association de malfaiteurs, sans attendre l’appel. Dans la foulée, à l'image de l’ensemble de la droite républicaine et du Rassemblement national, depuis la décision, Henri Guaino a dénoncé «une forme de coup d’État judiciaire», évoquant «une dynamique extrêmement dangereuse pour les démocraties occidentales, où le pouvoir judiciaire tend à prendre le dessus sur le pouvoir politique».

«Partout dans le monde, un bras de fer s’est engagé entre justice et politique. C’est une confrontation délétère et lourde de conséquences, y compris pour la justice elle-même», a estimé l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. S'appuyant sur le cas américain qui a concerné l'actuel locataire de la Maison-Blanche, il a rappelé que « les juges ont tenté de faire condamner Donald Trump, mais n’y sont pas parvenus à temps. Résultat : les électeurs ont pris le pas sur la justice, et celle-ci en est sortie affaiblie, subissant ensuite les représailles du président américain». Mais pour établir un tel parallèle, encore faudrait-il que les institutions et le pouvoir judiciaire soient les mêmes de part et d'autre de l'Atlantique.

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