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Vélos en libre-service à Paris : voici ce qui change à partir de ce mercredi

Paris a signé un contrat de quatre ans, avec trois opérateurs : Voi, Dott et Lime. [© Abdul Saboor / REUTERS]

Dès ce mercredi 1er octobre, Paris accueille un troisième opérateur de vélos en libre-service, aux côtés de Lime et Dott : il s'agit du suédois Voi. Plusieurs modifications vont également entrer en vigueur, au niveau du stationnement et des tarifs. 

Des changements qui vont sans doute bouleverser les habitudes des cyclistes parisiens. À compter de ce mercredi 1er octobre, un troisième opérateur s'ajoute aux deux autres proposant des vélos en libre-service, dans la capitale. Le franco-néerlandais Dott et l'américain, Lime, se préparent ainsi à accueillir le suédois, Voi. Mais pour ce faire, ils devront se partager Paris

La marque américaine, Lime, a ainsi annoncé la diminution de 30 % de sa flotte à Paris, limitant ainsi son nombre de vélos à 6.000.

Modifications des règles de stationnement

Ce changement survient après l'appel à manifestation d’intérêt, lancé par la municipalité en juillet dernier. Ainsi, Paris a signé un contrat de quatre ans, avec trois opérateurs : Voi, Dott et Lime. 

Ces trois derniers pourront déployer 6.000 vélos, pour atteindre les 18.000 au total, comme aujourd'hui, et aller jusqu'à 9.000 lors des pics d'activité. Mais pour cela, ils devront justifier de quatre trajets par jour en moyenne par véhicule, et cela, sur trente jours consécutifs. 

Au-delà de ces nouveaux vélos, les règles de stationnement vont aussi subir quelques modifications. En effet, des élus du Conseil de Paris ont fait remonter la colère de certains cyclistes, quant aux difficultés pour garer son propre vélo sur les arceaux, ces derniers étant déjà pris par des engins en libre-service. 

Alors, pour éviter cette saturation, de nouvelles règles entrent en vigueur ce mercredi. Selon le site de la mairie de Paris, le stationnement des vélos en libre-service n'est ainsi autorisé que sur «les emplacements réservés au stationnement des vélos sans arceaux, et les emplacements réservés au stationnement des vélos avec arceaux, pourvus d’un minimum de 4 arceaux». 

Dans le détail, David Belliard (Les Écologistes), l’adjoint aux mobilités, avait expliqué en juin, selon Le Parisien, que «lorsqu’il y a entre un et trois arceaux, c’est-à-dire six places pour vélos, le stationnement est interdit pour les engins en libre-service. De quatre à cinq arceaux, un vélo en libre-service par opérateur peut stationner. De six à huit arceaux, c’est deux vélos ; de neuf à onze arceaux, trois ; etc. Jusqu’à 26 arceaux, où six vélos en free floating peuvent prendre place». 

Pour un meilleur fonctionnement, les trois opérateurs indiqueront directement dans leurs applications respectives, les emplacements libres pour permettre aux cyclistes de finir leur course. 

Une nouvelle grille tarifaire

Autre nouveauté : la grille tarifaire. Le petit nouveau, Voi, a déjà dévoilé des prix défiant la concurrence. «Nous serons 30 % moins chers que nos concurrents», a confié Thibaut Chevalier, le directeur général de Voi France, selon le Parisien. Pour le pass 30 minutes par exemple, Dott et Lime affichent un tarif de 3,99 €, quand Voi le propose à 2,99 €. 

De son côté, Lime a également revu sa politique tarifaire. D'abord, la validité du pass 200 minutes, présenté à 21,99 €, sera rallongée de 7 à 30 jours. Le pass 400 minutes va aussi passer de 30 à 90 jours de validité pour 39,99 euros. 

Enfin, les trois opérateurs ont investi, dans le but de proposer des vélos plus légers. L'objectif étant de diversifier son public, en rendant les véhicules facilement manipulables par un public féminin et des personnes âgées. Et pour cause, aujourd'hui, le poids des vélos avoisine les 40 kg. 

Les engins pourraient aussi se doter de sièges pour enfants : Voi compte en installer sur 10 % de sa flotte d'ici à la fin de l’automne. Lime et Dott, eux aussi, ont testé cette évolution. 

Ces évolutions permettront également de garantir des rentrées financières pour la ville de Paris. Et pour cause, le nouveau contrat d’occupation du domaine public (CODP) englobe le fait que chaque signataire reverse une redevance, indexée sur son activité. David Belliard a assuré que «jusqu’ici, les deux exploitants Lime et Dott reversaient environ 600.000 euros à la Ville, pour un parc de 9.000 vélos chacun. À partir de 2026, cette somme, pour les trois opérateurs, devrait atteindre 4 millions d’euros». 

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