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Ecart entre salaire net et salaire brut : quelles différences entre la France et les autres pays d’Europe ?

La distribution des rémunérations n'est pas la même dans tous les pays d'Europe. Certains reçoivent jusqu'à 95% de ce que versent leur employeur, alors qu'en France, ce chiffre est bien moindre. [© Pixabay]

En France, les salaires peinent à décoller par rapport à d'autres pays européens, notamment à cause des charges sociales que doivent payer les entreprises. Par rapport à ses voisins , l'Hexagone fait figure d'exception.

Un système souvent décrié. À cause de nombreuses charges patronales, les salaires ne parviennent à s'envoler en France, souffrant de comparaison avec certains de ses voisins européen. Un problème identifié par le gouvernement, qui veut changer la donne. Voici ce que toucherait un salarié français à l'étranger, selon les différents systèmes appliqués dans le Vieux continent.

Le sujet fait débat, encore plus au moment où le gouvernement français cherche à explorer toutes les pistes pour dynamiser le pouvoir d'achat de ses citoyens. À tel point qu'il pourrait changer une tendance économique propre à la France : l'écart entre le brut et le net, dû aux charges diverses dont doivent s'acquitter les employeurs.

La première charge qui représente un coût pour le patronat est la cotisation sociale. Celle-ci est en effet à la fois assumée par le salarié (déduction qui figure sur la fiche de paie) mais aussi par l'employeur (sans que cela ne se voit sur le bulletin de salaire). En comptant les diverses charges dont doivent se départir les employeurs, ce sont entre 25% et 42% de la somme déboursée qui vont directement à l'Etat, et dont l'employé ne profite pas directement. A titre de comparaison, ce chiffre n'est que de 6,4% en Espagne ou encore 9% à 10% en Italie.

Charges patronales et sécurité sociale : le brut et le net ont un écart record en France

Comme le révèle l'INSEE, la France est l'un des pays d'Europe qui consent à une charge en matière de cotisations sociales parmi les plus fortes, avec une moyenne de 11,7 euros par salarié, par heure de travail. Le chiffre le plus élevé est celui de la Suède, où les employeurs déboursent en moyenne 13,6 euros. La Belgique (11,2 euros), l'Autriche (10,1 euros) ou encore l'Allemagne (7,9) sont également nettement au-dessus de la moyenne continentale, qui se situe à 6,9 euros de l'heure.

Mais ce n'est pas tout : pour comparer les dépenses salariales entre la somme déboursée par l'entreprise et le salaire net du citoyen actif, il faut prendre en considération les charges patronales. En Espagne et en Italie, elles représentent plus de 30% du salaire brut, en moyenne, soit plus que le total en France, qui peut descendre jusqu'à 22%.

Au total, si l'on compare un employé français qui représenterait un coût de 3.000 euros à son employeur, celui-ci gagnerait la somme de 2.079 euros, soit 69,3% de la somme engagée initialement. A titre de comparaison, ce chiffre monte à 2.760 euros au Royaume-Uni ou encore 2.400 euros en Allemagne. Il peut même atteindre 2.868 euros en Lituanie, où 95,6% des dépenses patronales sont versées à l'employé. En Europe, la moyenne est de 76%, soit un revenu net de 2.280 euros, pour le même exemple.

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