Ce samedi, la Sécurité sociale fête ses 80 ans. Depuis plusieurs années, les organisations politiques s’acharnent pour faire baisser le déficit de ce système jugé «hors de contrôle», selon la Cour des comptes.
Un système reconnu dans le monde entier. Fondée le 4 octobre 1945, la Sécurité sociale fête ce samedi ses 80 ans. Celle-ci a pour mission d’assurer la prise en charge des dépenses de santé des assurés et de garantir l’accès aux soins. Aussi appelée «Sécu», elle favorise également la prévention et contribue à la régulation du système de santé, en recouvrant les risques de maladie, la maternité, mais aussi l’invalidité et les décès.
Face à l’importante crise budgétaire dont fait face la France depuis plusieurs années, la Sécurité sociale ne semble pas épargnée. En effet, selon un rapport de la Cour des comptes, son déficit serait de 15,3 milliards d’euros en 2024.
Des finances considérées comme «hors de contrôle» par le Premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, dans ce même rapport.
Une situation préoccupante
En 2024, le déficit de la Sécurité sociale représentait 0,4% du PIB de la France. Celui-ci n’a d’ailleurs cessé de se creuser en raison notamment de prévisions trop optimistes des recettes.
Selon un rapport sénatorial, le déficit la Sécurité sociale pourrait atteindre 3,3 points de PIB en 2040 et 8,6 points en 2070, contre 0,5 point en 2024. Face à cette situation jugée inquiétante, l’Etat a promis de ramener la Sécurité sociale à l’équilibre à l’horizon 2028-29.
Si le plan de Sébastien Lecornu n’est toujours pas connu, faute de gouvernement, François Bayrou avait proposé, notamment, la mise à contribution des complémentaires et des mutuelles, mais aussi la baisse des indemnités journalières et la limitation des remboursements dentaires et oculaires.