Selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, la France aurait fait de l’accueil universitaire une véritable filière migratoire, portée par une législation trop permissive.
Une nouvelle filière de migration ? Ils sont plus de 400.000 étudiants étrangers à avoir posé leurs valises en France en 2023 et 2024. Selon une note de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, l'immigration étudiante est devenue une filière migratoire à part entière.
«À partir du moment où un étranger est admis dans un établissement d'enseignement supérieur en France et qu'il peut se prévaloir d'au moins 615 euros par mois, ce qui est très peu et mal vérifié, l'administration lui accorde de droit un séjour», explique Nicolas Pouvreau-Monti, de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
«Plus de 60 % des aides d'urgence des CROUS sont accordées à des étudiants étrangers»
Une immigration, qui bénéficie de plusieurs avantages : «Les étrangers forment 14 % des étudiants mais ils occupent plus d'un tiers des places dans les résidences CROUS. Plus de 60 % des aides d'urgence des CROUS sont accordées à des étudiants étrangers», ajoute-t-il. Une situation qui, selon le spécialiste, s'explique avant tout par la législation.
«L'état actuel de la législation est tel que le politique s'est dessaisi de l'immigration étudiante. On a confié notre politique d'immigration étudiante aux universités», explique Nicolas Pouvreau-Monti. Selon la Cour des comptes, le coût net de l'immigration étudiante est chiffrée à un milliard d'euros par an.