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Charge contre Emmanuel Macron, fin du socle commun, opposition à la démission du chef de l'Etat… Ce qu’il faut retenir de l’interview de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau défend l'indépendance de LR. [Thibaud MORITZ / AFP]

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau était l’invité de la Matinale de CNEWS ce mardi 7 octobre. Le chef de file des Républicains est longuement revenu sur la crise politique aiguë que traverse le pays avec la démission du Premier ministre en un temps record.

Une instabilité inquiétante. Bruno Retailleau était l’invité de CNEWS ce mardi 7 octobre. A cette occasion, le ministre démissionnaire de l’Intérieur et président de LR a commenté la situation politique complexe de la France.

Une CHARGE CONTRE Emmanuel Macron

Non, il n’a pas été un acteur du chaos. A l’occasion de cette interview, Bruno Retailleau est revenu sur les critiques qui le touchent et qui l’accusent d’être l’une des personnes à l’origine de la démission de Sébastien Lecornu, Premier ministre durant seulement 26 jours.

En effet, à la suite de l’annonce d’une première partie du gouvernement, Bruno Retailleau, reconduit à l’Intérieur, s’est fendu d’un tweet dénonçant l’absence de rupture dans cette nouvelle équipe gouvernementale.

Un choix qu’il a assumé : «Pourquoi ai-je fait ce choix ? Parce qu’il y a eu une rupture de confiance. J’étais dans son bureau (ndlr. Sébastien Lecornu) pendant une heure et demie. J’y suis allé sans rendez-vous pour avoir des explications et on me cache l’essentiel du remaniement».

«Ce que j’ai constaté, c’est qu’il y a une tentative du président de la République d’assujettir le nouveau gouvernement, de faire une sorte de gouvernement macroniste en ne tenant pas compte du suffrage universel», a ajouté Bruno Retailleau.

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a déclaré «ne pas comprendre le plan d’Emmanuel Macron», ajoutant «que ce gouvernement était le symbole d’une déconnexion totale (…) et j’imagine que tous les Français ont eu ce même ressenti».

LA FIN DU SOCLE COMMUN

Par ailleurs, face aux critiques qui visent la présence de LR dans les gouvernements successifs de ces derniers mois, Bruno Retailleau a rappelé l’indépendance de son parti face à la majorité refusant de le voir dissous dans cette dernière.

«Vous avez une majorité présidentielle, des partis qui ont soutenu Emmanuel Macron, c’est le bloc central et puis il y a LR. Michel Barnier avait acté cette formule du socle commun mais aujourd’hui je dis qu’il y a deux choses différentes : il y a LR et il y a le bloc central», a ainsi martelé le président des Républicains. «Nous sommes prêts pour le bien du pays à voter un certain nombre de textes, à essayer de stabiliser le pays mais la tentative du gouvernement de dimanche soir, c’était une tentative de dissoudre LR dans une sorte de majorité macroniste», a-t-il dénoncé.

De plus, Bruno Retailleau a tenu à rappeler que son parti a «été le facteur de stabilité» du pays. «Si nous sommes entrés au gouvernement, c’est pour deux raisons : la première pour éviter le chaos et la deuxième pour éviter la gauche mélenchonisée et nous y sommes parvenus», a-t-il détaillé.

Une cohabitation ou la dissolution

Depuis l’annonce de la démission de Sébastien Lecornu, tous les partis ont fait part de leurs propositions pour la suite. Pour Bruno Retailleau, «il n’existe que deux moyens pour sortir de la crise : la dissolution ou la nomination d’un Premier ministre de cohabitation».

«Emmanuel Macron aurait dû nommer un Premier ministre qui acte les résultats des législatives dernières. Emmanuel Macron, en nommant un proche, a voulu reprendre la main», a déploré le président des LR.  

Toutefois, s’il voit la dissolution comme une des deux seules voies envisageables pour la France, Bruno Retailleau a mis en garde estimant que «rien ne dit qu’en cas de dissolution, nous n’aurions pas la même situation sans majorité claire».

Bruno Retailleau opposé à une démission du président

Alors que de nombreuses personnalités politiques de gauche comme de droite, parmi lesquelles l’ensemble de la France insoumise, le maire LR de Cannes, David Lisnard ou encore l’ancien Premier ministre Edouard Philippe ont appelé à la démission d’Emmanuel Macron, Bruno Retailleau ne partage pas cette volonté.

«J’ai toujours été très prudent sur la question de la démission et j’appelle mes amis de ma famille politique, héritière du gaullisme, à être très prudents car la clé de voûte de nos institutions, de la Ve République, c’est le président de la République», a expliqué Bruno Retailleau.

«Ce que je ne voudrais pas, c’est que la rue obtienne la démission d’un président de la République parce qu’alors tous ses successeurs se retrouveraient soumis à cette contrainte», a-t-il confié.

En effet, Bruno Retailleau a estimé qu’il s’agissait «d’un problème qui concerne Emmanuel Macron, ajoutant : «C’est sa décision, c’est la responsabilité du président de la République mais nous n’avons pas intérêt nous les héritiers du gaullisme à réclamer la démission du premier personnage de la République française.»  

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