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Reconduction de Sébastien Lecornu : «Censure», «place au travail», «déconnecté»... Les réactions fusent de tous bords après le retour du Premier ministre démissionnaire

Ce vendredi 10 octobre, Emmanuel Macron a choisi de reconduire Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre. Un choix qui n'a pas tardé à susciter de vives réactions, dans l'ensemble du paysage politique français. Florilège.

Un choix controversé. Après avoir pris la décision de renommer Sébastien Lecornu à Matignon, Emmanuel Macron a été la cible de nombreuses critiques.

A droite, Marine Le Pen n'a pas tardé à affirmer que «la dissolution est plus que jamais incontournable». Pour elle, «l’abandon du 49.3 n’avait pour seul objet que de permettre de passer le budget par ordonnances». Elle conclut : «les manœuvres continuent, la censure, par conséquent, s’impose».

Jordan Bardella a quant à lui déploré le choix d'un «Emmanuel Macron plus que jamais isolé et déconnecté à l’Élysée», avant de promettre que «le Rassemblement National censurera bien sûr immédiatement cet attelage».

Un annonce qu'a également faite Eric Ciotti. Le président de l'Union des droites pour la République s'est contenté de commenter cette annonce d'un mot : «censure».

Sarah Knafo, chez Reconquête, a également réagi à cette décision, à l'aide d'une citation de Karl Marx : «L'histoire se répète, d'abord comme une tragédie, ensuite comme une farce», ponctuant sa publication du terme «Lecornull».

Députée de Toulon et du Var, la porte-parole du RN à l'Assemblée Laure Lavalette a, elle, écrit : «Il est manifestement certain que le Président veut que le pays s’effondre».

«Macron repousse misérablement l’inévitable : son départ»

Une tendance suivie à gauche. Si la figure de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est contentée de critiquer Emmanuel Macron pour une «comédie» jugée «ridicule», la députée LFI Mathilde Panot a également réagit sur X, annonçant que son parti allait proposer «dès ce soir aux parlementaires de la gauche de l’hémicycle de signer une motion de censure immédiate et une nouvelle motion de destitution du Président». Elle explique simplement : «Macron repousse misérablement l’inévitable : son départ».

Chez LFI, l'une des réactions les plus sulfureuses est venue de Clémence Guetté. La deuxième vice-présidente de l'Assemblée nationale a partagé une photo de Sébastien Lecornu où il est inscrit «encore lui», en écrivant : «Lecornu : censure. Macron : destitution».

Maire de Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel s'est quant à lui dit prêt à «passer par les urnes» pour sanctionner un «président complément coupé du peuple».

De son côté, la présidente de l'Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet s'est montrée plus mesurée et a déclaré que l'Assemblée «est en ordre de marche, prête à jouer pleinement son rôle : débattre, contrôler, voter». Elle ajoute enfin : «Place au travail. Il est temps !».

Enfin, la ministre démissionnaire de l'Education nationale, Elisabeth Borne, qui avait appelé de ses vœux la nomination d'une personnalité de la fonction publique à Matignon, a adressé ses «félicitations à Sébastien Lecornu pour son renouvellement en tant que Premier ministre». Elle ajoute : «L'heure est plus que jamais à bâtir des compromis pour répondre aux attentes de nos concitoyens et faire avancer le pays».

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