Mardi, un surveillant pénitentiaire de la prison de Rouen (Seine-Maritime) a été transporté à l'hôpital après avoir été agressé et ébouillanté par un détenu. Les syndicats alertent sur le manque de sécurité des personnels.
Ils tirent la sonnette d'alarme. Mercredi, le syndicat national Force ouvrière a révélé une agression survenue la veille, au sein de la prison de Rouen (Seine-Maritime).
Ce jour-là, plusieurs agents pénitentiaires font face à un détenu agité. Au cours de l'agression, l'un des surveillants a été ébouillanté au ventre, avant d'être transporté à l'hôpital.
«Le détenu réclamait diverses choses, notamment du tabac. Il n'a pas été possible de lui en donner, ce détenu s'est énervé, il a mis des coups à nos collègues, ensuite il a pris une casserole remplie d'eau bouillante, et il l'a jetée sur nos camarades», a décrit Frédéric Bescon, surveillant pénitentiaire et secrétaire national SPS (Syndicat pénitentiaire des surveillants), au micro de CNEWS.
Selon les syndicats, le détenu en question est un individu au lourd profil psychiatrique, qui avait déjà agressé des surveillants.
Plus de 4.000 agressions en 2024
«Cette situation à Rouen, il y en a eu la semaine dernière à Laval, il y en a eu au Mans, à Argentan, il peut y en avoir au centre pénitentiaire de Lorient. Tous les jours, on vit un quotidien qui est extrêmement difficile et qui peut être très cruel pour les personnels», a souligné Frédéric Bescon.
Ce dernier appelle à relever les niveaux de sécurité des établissements pénitentiaires.
«Il manque aujourd'hui plus de 5.000 agents et l'année dernière, on a eu plus de 4.000 agressions. On a beaucoup de mal à gérer la sécurité des personnels au sein des détentions», a-t-il déploré.