Les débats parlementaires sur la «fin de vie», perturbés par la crise politique, devront être tranchés «avant l'élection présidentielle de 2027», a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ce samedi.
Interrogée sur l’avenir du débat sur la fin de vie, pourtant érigé comme l’une des priorités des Français, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré dans un entretien au Parisien que la question devra être tranchée «avant l'élection présidentielle de 2027», mais après la résolution de la crise politique actuelle.
Dans le détail, deux propositions de loi sont concernées. Une première plus consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d'une aide à mourir. Les deux textes ont été adoptés fin mai à l'Assemblée nationale en première lecture. Mais la date de leur examen au Sénat n'est toujours pas entérinée.
«Nous proposerons au Sénat l'inscription des deux textes, sur les soins palliatifs et l'aide active à mourir, à l'issue de l'examen du budget», a assuré Maud Bregeon. «Ce débat devra être tranché avant la présidentielle de 2027», a-t-elle précisé.
Plusieurs reports
Le Sénat avait initialement prévu deux semaines d'examen de ces textes à partir du 7 octobre, mais la chute du gouvernement de François Bayrou avait causé un premier report. Une discussion à partir du 20 octobre avait ensuite été envisagée, mais là encore, cette date n'a pu être tenue en raison de la démission de Sébastien Lecornu, finalement renommé Premier ministre quelques jours plus tard.
Des reports qui laissent craindre l'impossibilité d'aboutir à un vote final avant la prochaine présidentielle. Deux lectures seront en effet nécessaires dans chaque chambre avant son aboutissement - et le Sénat, qui penche à droite et a émis certaines réserves, pourrait vouloir modifier le texte sur l'aide à mourir.