Le téléphone au volant peut s’avérer mortel mais c’est aussi le cas pour les piétons. Une nouvelle campagne choc de la Sécurité routière met en garde contre le phénomène grandissant des «zombies» du smartphone.
Pour traverser en toute sécurité, il faut être vigilant. Une nouvelle campagne de la Sécurité routière a été lancée ce mardi 21 octobre. Pour une fois, ce ne sont pas les automobilistes ou les cyclistes qui sont visés mais les piétons.
Ils sont les plus fragiles des usagers de la voie publique et ils se mettent en danger du fait d’un phénomène devenu quasiment viral : «le Zombie Phone». En effet, il est de plus en plus courant de croiser un piéton traversant les yeux rivés non pas sur les potentiels dangers mais sur son smartphone.
«Ils sont déjà parmi nous. Ils envahissent les villes, ils sont une menace pour eux-mêmes et un danger pour les autres», décrit avec humour la Sécurité routière dans le communiqué de lancement de sa nouvelle campagne de prévention.
«Ils, ce sont les zombies (…) Ici point de virus ou de gaz toxique à l’origine de la catastrophe mais (…) le smartphone. Avec son écran impossible à lâcher des yeux, il transforme ses porteurs en créatures hypnotisées, sourdes et aveugles à leur environnement immédiat», peut-on ainsi lire.
Un facteur d’inattention meurtrier
Pour rendre sa campagne plus impactante, la Sécurité routière a réalisé une campagne vidéo qui sera diffusée au cinéma, mais aussi sur les réseaux sociaux et les affichages digitaux dès le 22 octobre.
Cette dernière reprend les codes des films horrifiques sur les zombies et met en garde : «Quand vous traversez, ne regardez pas votre téléphone !»
Par ailleurs, la Sécurité routière met en avant que 27% des piétons qui traversent la chaussée utilisent un distracteur, c’est-à-dire quelque chose qui peut altérer son attention (smartphone, musique…). Un chiffre qui grimpe à 35% pour les 18-35 ans.
Il faut également rappeler que la mortalité des piétons représente 14% de la mortalité routière et que dans un tiers des cas le piéton est présumé responsable ou co-responsable de l’accident. De plus, le facteur d’inattention est cité dans 26% des cas pour les hommes et 46% pour les femmes.