Deux suspects ont été placés en garde à vue une semaine après le vol de bijoux au Louvre. Si la couronne de l’impératrice Eugénie a été retrouvée, les huit autres joyaux sont encore recherchés.
Neuf joyaux français arrachés au musée du Louvre. L'établissement a connu un vol par effraction le 19 octobre, dans la galerie d’Apollon qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne. Alors que deux suspects ont été placés en garde à vue ce dimanche 26 octobre, huit des bijoux volés restent introuvables.
Lors du cambriolage, deux vitrines ont été prises pour cible et neuf objets «d’une valeur patrimoniale inestimable» ont été dérobés. Seule la couronne de l'impératrice Eugénie a été retrouvée, endommagée. Les enquêteurs sont toujours à la recherche des ces autres bijoux.
Diadème de la parure de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense

Diadème composé de cinq éléments articulés sommés chacun d'un grand saphir. Au total, vingt-quatre saphirs dont dix très petits, mille quatre-vingt trois diamants. Création à Paris entre 1800 et 1825.
Collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense

Le collier est composé de huit saphirs de différentes tailles et de six cent trente-et-un diamants. Tous les chaînons du collier sont articulés révélant la grande perfection technique de cet ensemble. Création à Paris entre 1800 et 1835.
Boucle d'oreille, d'une paire de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense

Boucles d’oreilles avec un bouton composé d'un petit saphir entouré de diamants, une pendeloque avec briolette de saphir entourée de brillants ; 59 diamants. Création à Paris entre 1800 et 1835.
Collier en émeraudes de la parure de Marie-Louise

La parure complète, offerte par Napoléon à Marie-Louise à l'occasion de leur mariage, fut livrée à la fin du mois de mars 1810, et comprenait un diadème, un collier, une paire de boucles d'oreilles et un peigne. Le collier se compose de 32 émeraudes dont 10 en poire, 1.138 diamants dont 874 en brillant et 264 en rose. Création à Paris en 1810.
Paire de boucles d'oreilles en émeraudes de la parure de Marie-Louise

La parure complète, offerte par Napoléon à Marie-Louise à l'occasion de leur mariage, comprenait un diadème, un collier, une paire de boucles d'oreilles et un peigne. Les boucles d'oreille comportent deux émeraudes en poire (45,20 carats), 4 autres émeraudes et 108 diamants. Création à Paris en 1810.
Broche dite broche reliquaire

De haut en bas : une rosace formée de sept diamants entourant un solitaire. Deux gros diamants opposés par leurs sommets, quatre petits diamants en poires y sont suspendus ; un brillant triangulaire et allongé, avec deux suspensions de brillants, et auquel adhère un gros diamant ovoïde ; un brillant en table avec trois breloques de brillants; monture en argent doré. Au total, 94 diamants. Création à Paris en 1855.
Diadème de l'Impératrice Eugénie

Composé de sept tigettes de trois grosses perles superposées alternant huit cartouches, sommées d'une poire et d'un feuillage de diamant. Les cartouches sont dessinées par des feuillages de diamants bordés d'un rang de perles, et renferment trois perles et feuillages de diamant. Le tout reposant sur un bandeau de perles rondes et feuilles de diamants. Au total : 212 perles dont 17 poires, 1.998 diamants et 992 roses. Création à Paris en 1853.
Grand nœud de corsage de l'impératrice Eugénie (broche)

Nœud à deux boucles et pans repliés ; complété de deux ganses de longueurs inégales (composées respectivement de 7 et 9 éléments), terminées par des glands de passementerie à franges articulées ; 5 chutes de chatons en pampilles (pampilles centrales à 7 brillants, pampilles latérales à 6 brillants). Au total, 2.438 diamants et 196 roses. Création à Paris en 1855.