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Grippe aviaire : foie gras, dinde, pintade… Vers un Noël à la diète ?

La campagne de vaccination 2025/2026 des palmipèdes a déjà commencé. [pixabay]

Depuis le 22 octobre, la grippe aviaire a atteint un niveau «élevé» sur le territoire métropolitain. Il s'agit du plus haut échelon, qui entraîne notamment le confinement de volailles, selon un arrêté paru mardi au Journal officiel.

800 volailles abattues dans le Cher. En quelques jours, le niveau de risque lié à la grippe aviaire est passé de «modéré» à «élevé» sur le territoire métropolitain, selon un arrêté paru mardi au Journal officiel. À deux mois des fêtes de Noël, les producteurs s'inquiètent.

Le confinement des volailles a été décidé en «considérant la dynamique de l'infection par l'influenza aviaire hautement pathogène dans les couloirs de migration traversant la France, avec la confirmation de cas sur la faune sauvage migratrice sur le territoire national, et la possibilité de diffusion du virus par ces oiseaux migrateurs aux oiseaux détenus», précise l'arrêté.

Cette année, le déclenchement du niveau élevé intervient plus tôt que les années précédentes, où il n'était généralement activé qu’en novembre, voire en décembre. Comme chaque année, cette alerte inquiètent les agriculteurs à quelques semaines de Noël mais la campagne de vaccination ayant déjà débuté, certains élevages pourraient être protégés.

Passé au niveau «modéré» la semaine précédente

Et pour cause : depuis le 10 octobre, sept foyers de grippe aviaire hautement pathogène, quatre en élevages de volailles, trois en basses-cours, ont été confirmés, selon l'arrêté qui vise «à renforcer les mesures de surveillance et de prévention». 

Le risque épizootique auquel sont exposées les volailles et autres oiseaux captifs en cas d'infection des oiseaux sauvages par un virus de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est classé en trois catégories, «négligeable», «modéré» et «élevé». 

Si le risque de grippe aviaire était considéré comme «négligeable» depuis mai, il a été élevé à «modéré» la semaine dernière.

Des conditions de confinement assouplies

En cas de risque «élevé», les volailles sont notamment «mises à l'abri et leur alimentation, ainsi que leur abreuvement sont protégés» dans les élevages de plus de 50 oiseaux. Dans les plus petites structures, les volailles et oiseaux sont «claustrés ou protégés par des filets».

Depuis octobre 2023, ces conditions ont été assouplies dans certains cas. Ainsi, les éleveurs de poulets et pintades «dès la 8e semaine d'âge», et de dindes (dès la 10e semaine) en plein air pourront laisser sortir leurs animaux «sur un parcours réduit sans autorisation préalable du préfet».

Les poules pondeuses élevées en plein air peuvent également être placées sur un parcours réduit sur autorisation préalable du préfet.

D'après son dernier bilan hebdomadaire européen, publié le 14 octobre, la plateforme de surveillance de l'ESA (Plateforme d'épidémiosurveillance en santé animale) a recensé entre le 1er août et le 12 octobre 37 foyers dans des élevages de volaille au sein de l’Union européenne, auxquels se sont ajoutés d'autres cas depuis, notamment en France.

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