Dix jours après avoir dérobé plusieurs joyaux de la couronne de France, deux personnes ont été mises en examen et placés en détention provisoire, a indiqué le parquet ce mercredi soir.
L'enquête avance. Deux hommes soupçonnés d'avoir participé au spectaculaire casse du Louvre, qui a fait le tour du monde, ont été mis en examen et écroués ce mercredi soir, mais les bijoux restent introuvables. Ces deux hommes âgés de 34 et 39 ans, qui avaient été interpellés samedi soir, ont été mis en examen pour «vol en bande organisée, et pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime» et placés en détention provisoire, a annoncé dans la soirée le parquet de Paris.
A l'issue de la présentation de leur client devant le juge des libertés et de la détention (JLD), les avocats du suspect de 34 ans, Mes Réda Ghilaci et David Bocobza, ont insisté sur la nécessité du «respect le plus absolu du secret de l'enquête et de l'instruction» dans ce dossier.
Des faits «partiellemenT» Reconnus
«Le seul et unique commentaire que l'on peut vous donner ce soir, c'est qu'il existe un décalage qui est abyssal entre le caractère extraordinaire de ce dossier et la personnalité tout à fait ordinaire de notre client», ont-ils expliqué aux journalistes.
Les avocats du second mis en cause n'ont, de leur côté, pas tenu à s'exprimer. Les deux trentenaires ont «partiellement reconnu les faits», avait indiqué Laure Beccuau, procureure de la République de Paris lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Ils sont soupçonnés d'être ceux qui ont «pénétré dans la galerie d'Apollon pour s'emparer des bijoux», a-t-elle néanmoins précisé.
La procureure a ajouté que «rien ne permet à ce stade d'affirmer que les malfaiteurs auraient bénéficié d'une complicité quelconque au sein du musée». En revanche, «nous n'excluons pas la possibilité» d'un groupe beaucoup plus large que les quatre malfaiteurs repérés par les caméras de surveillance, a-t-elle dit.