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Harcèlement scolaire : 600 poursuites pénales engagées, selon le ministre de l’Éducation nationale

37 % des jeunes sont victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement, un chiffre qui ne diminue pas avec l'âge, puisque 35 % sont en primaire et 40 % au lycée. [Bertrand GUAY / POOL / AFP]

Entre 2022 et 2024, environ 600 poursuites pénales ont été engagées dans des cas de harcèlement scolaire, a annoncé ce lundi 3 novembre sur TF1, Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale. 

À quatre jours de la journée nationale de lutte contre le harcèlement, une statistique interpelle : environ 600 poursuites pénales dans des cas de harcèlement scolaire entre 2022 et 2024 ont été engagées. C’est ce qu’a annoncé ce lundi sur TF1 le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. 

Au-delà de ces 600 poursuites concernant les cas qui vont jusqu’au procès, c’est également «plus de 4.200 mesures pénales alternatives» qui ont été appliquées, selon ce dernier. Ces mesures qui ont pour but d’apporter «une sanction proportionnée et rapide» vont du simple rappel à l’ordre jusqu’à l’interdiction de fréquentation de certains lieux ou de certaines personnes. 

Ces mesures expliquées par le ministre de l’Éducation nationale viennent compléter un cadre légal déjà défini par la loi nᵒ 2022 299 du 2 mars 2022. Selon cette dernière, appelée la loi Balanant, le harcèlement scolaire est punissable de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende lorsqu’il cause une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à huit jours, voire s’il n’a pas entraîné d’ITT. 

L’exclusion comme solution 

Même si ces chiffres témoignent encore une fois de l’ampleur du harcèlement en milieu scolaire, le ministre se félicite d’un système judiciaire et pénal efficace. «Aujourd'hui on a une réponse, y compris pénale, qui est extrêmement forte», a-t-il déclaré avant d’ajouter que «plusieurs centaines» d’élèves auteurs de harcèlement ont été sortis de leur école initiale. Des données plus détaillées devraient être communiquées «d’ici à la fin de la semaine». 

Ces mesures d’exclusion, entrées en vigueur pour la rentrée scolaire 2023/2024, évitent donc d’imposer le changement d’établissement à celui qui est victime de harcèlement. Le sujet avait été érigé en priorité du gouvernement après le suicide, au printemps, de Lindsay, 13 ans, dans le Pas-de-Calais. 

37 % de victimes 

En plus de ce dispositif mis en place, Edouard Geffray souligne l’importance de la prévention dans ce combat face au harcèlement scolaire. «Il faut prévenir, il faut en parler en famille, il faut détecter, il faut témoigner quand on voit des événements», a-t-il expliqué. 

Selon une étude de l'association e-Enfance réalisée avec la Caisse d’Épargne, publiée le 30 octobre de cette année, 37 % des jeunes sont victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement, un chiffre qui ne diminue pas avec l'âge, puisque 35 % sont en primaire et 40 % au lycée. 

Selon cette même étude, le harcèlement se produit majoritairement au sein même des établissements scolaires, représentant 71 % des cas. 

La jalousie (24 %), les différences physiques (20 %), les différences de look (16 %) sont les motifs de discriminations les plus évoqués par les victimes de harcèlement scolaire.

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