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«260 euros pour cette horreur» : une mère de famille porte plainte contre une coiffeuse après la coupe ratée de sa fille

La jeune fille aurait maintenu son choix initial, et serait partie sans se plaindre. [Facebook]

La commune de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) est au cœur d'une affaire insolite après qu'une mère de famille a déposé plainte contre une coiffeuse pour une coupe ratée sur sa fille. 

Céline Caron, résidente de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a porté plainte pour escroquerie contre un salon de coiffure de sa ville pour escroquerie après des extensions capillaires jugées ratées sur sa fille de 15 ans. 

La mère de famille s'était rendue au salon situé rue de la Lampe pour une pose d'extensions sur les cheveux de sa fille. Toutefois, sur les clichés qu'elle a partagés sur Facebook mardi 4 novembre, une nette démarcation entre les cheveux naturels et les extensions est visible. 

«Voici le travail effectué sur ma fille. 260 euros pour cette horreur (...) Je suis retournée voir la dame qui lui a posé ces extensions et la seule réponse qu’elle m’a donnée, je cite : "Vous n’avez qu’à racheter des mèches", "Vous êtes la seule à vous plaindre de mon travail" ou "au pire, il faut couper ces cheveux pour ne plus voir cette démarcation", alors que les extensions sont posées et que ça tient quatre semaines», a écrit la femme, partageant une capture d’écran de la conversation qu’elle a eue avec la coiffeuse.

Selon ICI Nord, Céline Caron serait retournée chez la coiffeuse trois jours plus tard pour demander réparation. Si la professionnelle a accepté de retirer les extensions, elle a refusé de la rembourser intégralement. 

«On a tous le droit à l’erreur, là n’est pas le problème. Mais on essaie de trouver une solution en tant que professionnelle et on ne reste pas dans le déni. La coiffeuse m'a quand même dit de racheter des mèches ou bien de lui couper les cheveux pour ne plus voir cette démarcation !», a-t-elle confié au média.

Elle s'est ensuite rendue au commissariat, mais l'affaire relevant du civil, elle a été orientée vers le tribunal «pour faire constater ce travail horrible». «Une action est en cours et croyez moi que je ne compte pas en rester là», a-t-elle conclu, une plainte ayant été déposée pour escroquerie dans la journée. 

Après sa publication, qui cumule 4.000 commentaires, 10.000 réactions et 1.800 partages actuellement, d'autres femmes l'auraient contactée pour partager leurs mauvaises expériences avec ce même salon.

«J'ai reçu une tonne d'appels pour m'insulter»

«J'ai reçu des femmes qui ont subi la même chose que ma fille. Des professionnelles de la coiffure m’ont contacté pour m’expliquer qu’elle ne connaissait rien à son travail et que c’était une honte pour leur profession. Elle a supprimé les avis sur Google et bloque les clientes mécontentes de son travail», a affirmé Céline Caron. 

De son côté, la gérante de l’établissement, Mulene Maquinghen, a assuré avoir prévenu sa cliente que la coiffure ne convenait pas. «Elle est arrivée, à ma grande surprise, avec une coupe en carré. Je lui ai alors dit qu'il valait mieux mettre des extensions sur une coupe dégradée, car ici, le risque, c'était que les extensions ressortent de partout», a expliqué la professionnelle. 

Néanmoins, la jeune fille aurait maintenu son choix initial, et serait partie sans se plaindre. «J'ai alors été très étonnée de voir sa mère arriver au salon quelques instants plus tard et de voir qu'aujourd'hui, on me traite d'arnaqueuse», a-t-elle ajouté. 

Depuis, Mulene Maquinghen serait victime de harcèlement. «Je n'ai pas dormi de la nuit. J'ai reçu une tonne d'appels pour m'insulter», a-t-elle raconté, en pleurs, à nos confrères.

La note du salon sur Google est tombée à 2,1 sur 5 en raison des nombreux commentaires négatifs laissés. 

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