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Budget de la Sécu : «Jour funeste», «déraisonnable», la droite tacle à la suspension de la réforme des retraites

«Il apparaît parfaitement déraisonnable de proposer cette suspension sans piste de financement sérieuse», a expliqué Laurent Wauquiez [Alain JOCARD / AFP]

Plusieurs personnalités de droite ont dénoncé ce mercredi la suspension de la réforme des retraites, votée à l’Assemblée nationale. Ces élus y voient «un retour en arrière» ou encore «une faillite programmée du système». 

Une journée importante dans la séquence budgétaire. L’Assemblée nationale a voté ce mercredi l’article 45 bis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) visant à suspendre la réforme des retraites, adoptée en 2023. Cette mesure, qui avait permis à Sébastien Lecornu d’éviter la censure du Parti socialiste, était devenue un «totem» pour la gauche. 

Du côté de la droite, qui a voté contre la suppression, cette disposition est très mal perçue. Celle-ci devrait faire l’objet d’un amendement de la part des Républicains, mais aussi du groupe Horizons. «Il apparaît parfaitement déraisonnable de proposer cette suspension sans piste de financement sérieuse», a expliqué le président des députés LR Laurent Wauquiez dans l’explication de son texte. 

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a dénoncé ce mercredi «un jour funeste pour la France». «Aujourd’hui, le PS, le RN, avec l’appui des Macronistes et du MoDem, votent la faillite programmée d’un des grands acquis sociaux de notre temps : notre droit à la retraite», a considéré l’ancienne candidate à la présidentielle. 

À 15h, les députés ont voté l'article qui suspend jusqu'à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser. Si la suspension est validée par le Sénat, la génération née en 1964 partira à 62 ans et 9 mois, comme la précédente, au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.

«Un jour important pour le Parlement» 

Alors que la droite et une partie du camp présidentiel rejettent cette suspension, le gouvernement était confiant quant au vote de l’article 45 bis. «Il y a une majorité à l’Assemblée pour suspendre la réforme des retraites. Je pense que cette suspension sera actée toute à l’heure», avait jugé le ministre chargé des Relations avec le Parlement Laurent Panifous au micro de Sud Radio.

A la demande notamment des communistes et Ecologistes, le gouvernement a déposé un amendement visant à étendre la suspension de la réforme des retraites aux carrières longues et certaines catégories de la fonction publique, ou encore «les personnes nées au cours du premier trimestre 1965». 

Un élargissement qui coûterait 200 millions en 2026 et 500 millions en 2027, selon l'amendement. Celui-ci serait financé par la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée la semaine passée par l'Assemblée nationale lors du volet recettes du projet de loi de finances sur la sécurité sociale, a précisé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, invité sur France 2 mercredi matin.

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