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Congé naissance : ce que va changer la nouvelle mesure pour les futurs parents

L’Assemblée nationale a adopté un nouveau congé naissance. Plus attractif que l’actuel congé parental, celui-ci permettra à chaque parent de s’arrêter deux mois après l’arrivée de leur enfant. 

Bonne nouvelle pour les futurs parents. Désormais, ils pourront bénéficier de deux mois supplémentaires chacun, pour accueillir leur enfant. Mercredi 12 novembre, l’Assemblée nationale a approuvé la création d’un «congé supplémentaire» de naissance qui s’ajouterait aux congés maternité et paternité. Cette mesure du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 a été approuvée par 288 députés contre 15.

Ce nouveau congé ne remplacera pas le congé parental, pouvant être pris jusqu'aux trois ans de l'enfant et qui permet de toucher environ 400 euros par mois. Si le montant de l'indemnisation doit être déterminé par décret, le gouvernement a néanmoins indiqué qu'il serait à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. Une rémunération bien plus attractive que l’actuel congé parental. 

Dès le 1er janvier 2026

Pour l’heure, la date d’entrée en vigueur fait encore débat. Le texte initial prévoyait de le mettre en place pour les enfants nés ou adoptés à partir de juillet 2027, mais un amendement est venue avancer la date au 1er janvier 2026. 

Après l’adoption d’amendements transpartisans, la durée du congé pourrait être fractionnée en deux parties d’un mois. Ces derniers prévoient également qu' «au moins un mois» du congé ne soit pas pris simultanément par les deux parents. L’objectif, encourager le père à passer du temps seul avec le nouveau-né et la mère à récupérer du temps dont elle peut disposer. Autrement dit, cette organisation permettrait aux parents de passer au total quatre mois cumulés en présence de leur enfant. 

C’est pour encourager la natalité, en forte baisse depuis plusieurs années, qu’Emmanuel Macron avait promis la mise en place de cette mesure. Néanmoins, plusieurs députés ont regretté que la mesure ne soit pas plus ambitieuse. Comme l’écologiste Marie-Charlotte Garin, qui a dénoncé une mesure qui «ne répond ni à l’urgence sociale, ni à l’exigence d’égalité que réclame une vraie réforme du congé parental». La députée a notamment critiqué son financement qui s’opérera par un décalage de 14 à 18 ans de la majoration des allocations familiales.

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