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Lutte contre le narcotrafic : «La République ne doit pas avoir la main qui tremble», insiste le maire de Marseille Benoît Payan

Le maire socialiste de Marseille est revenu sur la lutte contre le narcotrafic. [REUTERS/Manon Cruz]

A l’occasion du déplacement des ministres Gérald Darmanin et Laurent Nunez à Marseille ce jeudi, le maire de la ville, Benoît Payan, a appelé à l’unité et à la fermeté de l’État afin de lutter contre le trafic de drogue. 

Des propos fermes. Depuis l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère du militant antidrogue Amine, à Marseille, le gouvernement a souhaité intensifier sa lutte contre le narcotrafic. De ce fait, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et son homologue de l’Intérieur, Laurent Nunez, se sont rendus dans la cité phocéenne ce jeudi.

Devant la presse, le maire socialiste de la ville, Benoît Payan a appelé à ce que «la République se montre ferme et n’ait pas la main qui tremble» face au trafic de drogue. L’édile, pas encore candidat à sa réélection, a demandé lui plus de moyens pour les enquêteurs, la justice, mais aussi pour l'éducation et «une préfecture de police de plein exercice» dans les Bouches-du-Rhône, ce qui n'est plus le cas depuis peu. 

Appelant à «ne pas avoir peur», Benoît Payan a invité les marseillais à manifester samedi en hommage à Mehdi Kessaci.

«La même approche que contre le terrorisme»

Ce jeudi, les ministres ont promis de nouveaux renforts, notamment de magistrats ou greffiers sans détail chiffré, et ont mis en avant la loi contre le narcotrafic votée en juin avec notamment la mise en place en janvier d'un parquet spécialisé, le Pnaco, sur le modèle du parquet national anti-terroriste. 

Après une rencontre avec magistrats et enquêteurs, Gérald Darmanin a estimé que la «menace» du narcotrafic était «au moins équivalente à celle du terrorisme sur le territoire national». En écho aux déclarations d'Emmanuel Macron qui a appelé à adopter face au narcotrafic la même approche que contre «le terrorisme». 

Le Garde de Sceaux a également souligné l'énorme surface financière de ces réseaux dont la DZ Mafia qui domine les 80 points de deal marseillais. Et les autorités gagnent «difficilement» une «bataille très, très dure contre une organisation criminelle qui sans doute fait entre 5 à 6 milliards d'euros d'argent liquide», a-t-il reconnu.

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