La Colombie vient de commander pour 3,1 milliards d'euros d'avions de chasse Gripen. Voici ce qu'il faut savoir de ce fleuron du groupe suédois Saab, qui fait concurrence au Rafale français.
Pour remplacer ses chasseurs Kfir vieillissants, la Colombie vient de signer une commande de 17 chasseurs Gripen, pour un total de 3,1 milliards d'euros. Le pays a privilégié le Gripen, du groupe suédois Saab, plutôt que le F-16 américain ou encore le Rafale français.
Ce choix colombien confirme la dynamique favorable du chasseur suédois. Il est notamment mis en avant pour sa polyvalence, sa capacité à opérer dans des environnements austères ou encore son coût d'exploitation réduit. Ces derniers temps, le Gripen a fait parler de lui en séduisant de plus en plus de forces aériennes. Outre la Colombie, le Gripen a été choisi par la Thaïlande, le République Tchèque, la Hongrie, le Brésil et l'Afrique du Sud.
Deux fois la vitesse du son
Le contrat signé par la Colombie comprend 15 avions de chasse monoplaces Gripen E et deux avions de chasse biplaces Gripen F. Le Gripen E est un chasseur polyvalent de dernière génération. Il est long de 15,2 m, et a une envergure de 8,6 m. Il peut voler jusqu'à 4.000 km en vol de transit et peut être ravitaillé en vol. Son altitude peut aller jusqu'à 16 km d'altitude et atteindre March 2, autrement dit, deux fois la vitesse du son (2.460 km/h).
Surtout, ce chasseur est considéré comme polyvalent à l'image du Rafale, car il est compatible avec une large gamme de missiles et de bombes guidées pour des missions contre des cibles aériennes, terrestres et maritimes. Il est également doté de capteurs, brouilleurs et autres outils qui rendent sa détection difficile.
Pourquoi ce succès au détriment du Rafale ?
Ce succès s'explique surtout par son prix. L'avion suédois est moins cher à l'achat que le chasseur français. Le prix d'un Gripen E neuf tourne autour de 100 millions de dollars par unité, quand le coût d'un Rafale type F4, est estimé à 130 millions de dollars soit 120 millions d'euros. Le modèle de Dassault étant plus complexe à manœuvrer, il nécessiterait des coûts supplémentaires pour former les pilotes, mais également pour son entretien et son exploitation.
Le Gripen, lui, serait d'avantage adapté à des besoins de défense ou de surveillance du territoire national. Il ferait donc la différence dans ces cas précis. Cependant, malgré ses technologies, il resterait moins adapté à un contexte d'urgence particulièrement tendu.