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Qu'est-ce que le «réseau France Santé», poussé par Sébastien Lecornu et rejeté par le Sénat ?

Sébastien Lecornu avait annoncé le lancement de ces maisons France Santé lors de son premier déplacement en tant que chef du gouvernement. [BERTRAND GUAY / POOL / AFP]

Le Sénat a largement rejeté dimanche la création d'un «réseau France Santé», mesure proposée par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour améliorer l'accès aux soins sur le territoire.

Nouvel échec pour Sébastien Lecornu. La création d'un «réseau France Santé», plébiscitée par le Premier ministre Sébastien Lecornu a été largement rejetée par le Sénat. 

Sébastien Lecornu avait annoncé le lancement de ces maisons France Santé lors de son premier déplacement en tant que chef du gouvernement. Le réseau doit reposer sur des structures déjà existantes, comme des centres de santé (où exercent des médecins salariés) ou des maisons de santé (médecins libéraux). 

Ces structures pourraient recevoir le label «France Santé», ainsi qu'un forfait d'environ 50.000 euros destiné par exemple à embaucher «une infirmière ou une secrétaire en plus», a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

Renforcer la présence de soins

Ce dispositif a avant tout été lancé pour répondre aux difficultés d'accès au soin, comme par exemple dans les déserts médicaux. 

Il promet d'augmenter le niveau d’accessibilité et de qualité des soins de proximité, d'améliorer la lisibilité de l’offre de soins sur les territoires et la prise en charge des patients. Et de rétablir une offre de soins dans les territoires qui en sont dépourvus.

Une présence accrue dans les territoires sensibles

L'autre promesse du dispositif, c'est de porter une attention particulière aux territoires les plus sous-dotés en professionnels et équipements de santé, au sein desquels l’accès aux soins est le plus difficile. 

Les Agences régionales de santé et les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), en lien avec les préfets, coordonneraient leur déploiement à hauteur de 15 structures dans chaque département d’ici fin 2025. En 2026, 130 millions d’euros seraient alloués pour construire le réseau France Santé, avec l’objectif d’atteindre 2 000 structures labellisées mi-2026.

«De la communication»

Un amendement vidant l'article de sa substance, porté notamment par Corinne Imbert (LR), a été très largement adopté (302 voix contre 35). 

Ce label, «c'est plutôt de la communication», a estimé la sénatrice, qui s'inquiète d'un «effet d'aubaine» lié au forfait de 50.000 euros, mais aussi du sort des structures qui n'obtiendraient pas le label. «Je ne voudrais pas qu'elles deviennent invisibles», a-t-elle souligné. 

L'obtention du label se ferait sous conditions : présence garantie d'un médecin et d'une infirmière, pas de dépassement, ouverture au moins cinq jours par semaine... Avec une promesse de fournir une offre de soins «en 48 heures et à 30 minutes» de chaque Français.

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