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Grève des médecins libéraux : pourquoi un mouvement sans précédent s'annonce à partir du 5 janvier

Dès mercredi dernier, les médecins libéraux ont été invités à reporter tous les rendez-vous prévus à partir du 5 janvier. [Fred TANNEAU / AFP]

Opposés au projet de budget de la Sécurité sociale 2026, les syndicats représentatifs de la médecin libérale ont appelé à la grève à partir du 5 janvier.

Le projet de budget de la Sécurité sociale 2026 «sonne le glas de la médecine libérale en France», selon les sept syndicats représentatifs de la profession. Pour protester contre le texte, ils ont annoncé un «mouvement de grève sans précédent à partir du 5 janvier».

Cet appel est porté par MG France, CSMF, FML et UFML pour les généralistes, Avenir Spé/Le Bloc, UFML et SML pour les spécialistes, mais aussi par d'autres organisations comme Jeunes Médecins et Médecins pour demain, puisque les internes et étudiants en médecine sont invités à se mobiliser eux aussi.

Dès mercredi dernier, les médecins libéraux ont été invités à reporter tous les rendez-vous prévus à partir du 5 janvier, mais aussi à «soutenir et amplifier» les différentes actions d'ores et déjà lancée par différentes organisations et collectifs.

Les syndicats leur demandent également de ne pas «signer les contrats d'engagements France Santé», liés à la création d'un réseau de structures médicales pouvant employer des médecins salariés comme libéraux et capables notamment de proposer un rendez-vous en moins de 48 heures.

Les grévistes sont également appelés à ne plus alimenter le dossier médical partagé (DMP) à partir du 3 décembre, mais aussi à «systématiser la demande de validation des arrêts de travail par le service médical» de l'Assurance maladie. L'un des points d'orgue de la mobilisation est par ailleurs prévu le 7 janvier, avec une «grande manifestation nationale» à Paris.

Une «attaque inédite» contre la médecine libérale

Dans leur communiqué, les syndicats décrivent le projet de budget comme une «attaque inédite depuis la création de la Sécurité sociale en 1945» contre la médecine libérale. 

Ils dénoncent notamment la suppression de la négociation conventionnelle, sachant que l'article 24 du projet de loi prévoit la possibilité donnée à l'Assurance maladie de revoir unilatéralement les tarifs de certains secteurs quand une rentabilité excessive est constatée. Une mesure qui viserait principalement la radiothérapie, l'imagerie, la dialyse et la néphrologie.

Les syndicats pointent également du doigt l'article 26, qui prévoit l'instauration d'une sur-cotisation sur les suppléments d'honoraires des médecins du secteur 2 (conventionnés à dépassement d'honoraires) et sur les revenus du secteur 3 (non conventionnés).

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