Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Budget de la Sécu : pourquoi le Sénat souhaite renforcer l'encadrement de la médecine esthétique ?

La médecine esthétique recouvre de nombreuses pratiques, comme les injections de botox ou la pose d'implants capillaires. [WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP]

Le Sénat a adopté ce dimanche, avec le soutien du gouvernement, une mesure visant à encadrer la médecine esthétique en soumettant sa pratique à une autorisation de l'ordre des médecins compétent. 

Ce dimanche, dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le Sénat a adopté une mesure visant à encadrer la médecine esthétique. Cette profession, qui se distingue de la chirurgie esthétique, recouvre de nombreuses pratiques, comme les injections de botox ou la pose d'implants capillaires.

Lors de l'examen à l'Assemblée nationale, un amendement avait été adopté pour soumettre la pratique de la médecine esthétique à une autorisation de l'Agence régionale de santé (ARS), délivrée pour 5 ans renouvelables. Mais les sénateurs ont adopté un amendement visant plutôt à donner la main à «l'ordre compétent» pour délivrer cette autorisation.

«Une première pierre» 

Cette mesure pour «mieux encadrer» la médecine esthétique «est une première pierre. Il va falloir en mettre d'autres», a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist. «Nous allons poursuivre les travaux puisque nous devons travailler sur la qualité, la sécurité, la formation et la régulation de cette médecine». 

La disposition adoptée par les sénateurs prévoit par ailleurs qu'un décret définisse des conditions en termes de «qualification initiale, de formation et d'expérience professionnelle requises pour la pratique de ces actes». 

Ainsi, une durée d'exercice préalable en médecine curative pourra être requise, afin d'éviter que de jeunes médecins se consacrent d'emblée à cette activité, très rémunératrice. L'objectif est de «lutter contre la fuite des médecins vers la médecine esthétique», a souligné la sénatrice PS Annie Le Houérou. 

L'ordre estime que près de 10.000 médecins s'adonneraient de la médecine esthétique en France, quoique ce nombre soit difficile à évaluer, selon un rapport du Sénat accompagnant le projet de budget de la Sécu.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités