Alès (Gard) est en proie à plusieurs réseaux de narcotrafiquants. Tags sur les murs, guetteurs et ras-le-bol des riverains, cette activité criminelle est au centre de l'attention de la mairie de la ville, qui tente de renforcer la sécurité.
Une nouvelle commune aux mains de la DZ Mafia ? Dans le Gard, la commune d'Alès (Gard) souffre d'une forte concentration de dealers de stupéfiants, dont, depuis peu, des membres de l'organisation criminelle originaire des quartiers nord de Marseille.
Dès le matin, des guetteurs sont déjà en place dans la ville d'Alès, comme ont pu le constater des journalistes de CNEWS. La DZ Mafia essaye de s'y implanter en récupérant plusieurs points de deal pouvant générer entre 10.000 et 15.000 euros par jour.
Une sécurité renforcée par 220 caméras de surveillance
Sur les images tournées au Pré-Saint-Jean, quartier sensible de la ville, un tag de l'organisation criminelle marseillaise est barré en rouge avec l'inscription : «Ici, c'est chez nous».
Selon Christophe Rivenq, maire républicain de la ville d'Alès, cette situation n'est pas récente. «La ville doit les intéresser, comme toutes les communes moyennes, mais aujourd'hui, on ne voit pas de manœuvre particulière de leur part. On observe des prises de contact entre les différents réseaux de narcotrafic, mais cela n'a rien de nouveau ni de spécifique à Alès», explique-t-il.
Reste que pour protéger les habitants, la mairie a mis en place quelque 220 caméras dans toute la ville. Mais ce dispositif ne suffit pas à rassurer les riverains. «Ils n'en feront jamais assez car ils n'arriveront jamais à éradiquer ce fléau d'ici. Le problème, c'est la puissance de l'argent. Avec de l'argent, on fait ce que l'on veut», explique un habitant de la ville, à CNEWS.
«Les dealers, ça pousse et ça repousse»
«Les dealers, ça pousse et ça repousse. On les arrête mais il y en a des nouveaux. On évite certains quartiers en prenant d'autres routes...», raconte une autre Alésienne.
En juin dernier, une opération d'envergure avait permis de démanteler un important réseau de trafic de stupéfiant du quartier des Pré-Saint-Jean. Neuf personnes avaient été interpellées. L'activité générée représentait un chiffre d'affaires estimé à 6.000 euros par jour, soit plus d'un million d'euros par an.