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«Des conséquences catastrophiques» : pourquoi les syndicats ne décolèrent pas contre le budget 2026 et appellent à la grève ce mardi

Trois syndicats ont appelé à la grève ce mardi : la CGT, Solidaires et la FSU. [REUTERS/Abdul Saboor]

Ce mardi, la CGT, Solidaires et la FSU organisent une nouvelle journée de mobilisation pour mettre la pression sur le gouvernement alors que le projet de budget de l’État et de la Sécurité sociale est en discussion à l’Assemblée nationale et au Sénat. 

La pomme de la discorde. Le budget 2026 reste un sujet de friction entre le gouvernement et les syndicats. Après les journées de mobilisation du 18 septembre et celle du 2 octobre derniers, les organisations syndicales ont de nouveau appelé à une grève interprofessionnelle ce mardi 2 décembre. 

En toile de fond de cette mobilisation : le projet de budget 2026 en plein examen à l’Assemblée nationale. La CGT, Solidaires et la FSU, les trois syndicats à l’origine de l’appel à la grève, fustigent le texte sur lequel discute les parlementaires actuellement. Selon eux, ce budget «aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour les services publics et pour l’avenir du pays». 

Ils réclament plus de justice sociale et fiscale, l’augmentation des salaires et des moyens pour les services publics. «Le gel des salaires dans la fonction publique, le blocage des pensions de retraite, la hausse des franchises médicales ou encore les coupes répétées dans les services publics composent un paysage où la vie quotidienne devient chaque jour plus difficile», précisent-ils. 

Une volonté de peser sur le débat parlementaire

L’objectif pour les syndicats avec ce troisième mouvement de grève en moins de six mois est de peser sur le débat pour pouvoir infléchir les positions du gouvernement et des parlementaires. 

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, demande aux parlementaires de voter «un autre budget», disant ne vouloir «ni de la copie initiale du gouvernement qui est catastrophique, ni d’une loi spéciale» qui ne permet aucune dépense nouvelle. 

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