Le Sénat a adopté ce jeudi la première partie du projet de loi de finances pour 2026 (PLF), consacré aux recettes. Le texte a été fortement remanié par les parlementaires.
Les travaux parlementaires se poursuivent. Ce jeudi, le Sénat a adopté la première partie du projet de loi de finances (PLF). Celui-ci est consacré aux «recettes de l'Etat». La chambre haute du Parlement, majoritairement à droite, a largement remanié le texte, par rapport à la copie initiale du gouvernement. En effet, plusieurs mesures visant à augmenter les prélèvements ont été supprimées.
🔴 Budget 2026 : le Sénat a adopté la 1ère partie du projet de loi de finances pour 2026, consacrée aux recettes #DirectSénat
198 voix pour ✅
105 voix contre ❌
🔗 En savoir plus :https://t.co/hfmSuB83km@ClaudeRaynal, @jf_hussonpic.twitter.com/GQfED6yaAd— Sénat (@Senat) December 4, 2025
Parmi les modifications, le Sénat a rejeté l’abattement forfaitaire de 2.000 euros, proposé par le gouvernement en remplacement de l’abattement de 10% sur les pensions de retraite. Ainsi, les parlementaires ont voté le maintien du système actuel, en le plafonnement à 3.000 euros, contre 4.399 euros actuellement.
Au sujet de la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes en affectation de longue durée (ALD), le Sénat a voté une exonération de 50%. Pour rappel, cette affectation concerne les personnes atteintes de cancer, de la maladie d’Alzheimer ou de la sclérose en plaque.
Un alourdissement de la taxe sur les petits colis
Lors de l’examen du texte, le Sénat a alourdi la taxe sur les petits colis. Celle-ci passe ainsi de 2 à 5 euros par article. Un changement rejeté par le gouvernement, mais voté par la majorité sénatoriale.
La droite et le centre se sont par la même occasion opposés à la hausse de la fiscalité sur les biocarburants. Une mesure jugée «funeste» sur laquelle l’exécutif entendait récupérer près de 300 millions d’euros en 2026.
«Un mauvais budget»
Ainsi, entre autres mesures, le Sénat s'est opposé à la surtaxe demandée aux grandes entreprises, qui devait rapporter 4 milliards d'euros en 2026, et a nettement réduit la portée de la taxe gouvernementale sur les holdings patrimoniales.
Lors de l’examen du texte, plusieurs élus ont fustigé les propositions du gouvernement. «C’est un mauvais budget», a considéré le sénateur LR Albéric de Montgolfier.
Ce vote n'est qu'un point d'étape dans un long marathon budgétaire en cours dans les deux chambres du Parlement, l'adoption d'un budget avant la fin d'année restant toujours très incertaine.