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Budget 2026 : où en est la taxe sur les petits colis ?

Cette taxe rapporterait 700 à 800 millions d'euros à l'Etat. [Pixabay ]

Lors de l’examen du volet «recettes» du projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a relevé significativement la taxe sur les petits colis. 

Quelques euros de plus. Ce jeudi, le Sénat a adopté la première partie du projet de loi de finances pour 2026, consacrée aux recettes. Parmi les mesures votées, les élus, de droite comme de gauche, de la chambre haute du Parlement ont relevé de deux à cinq euros la taxe ciblant «les petits colis» d’une valeur inférieure à 150 euros d’origine extra-européenne. 

La taxe défendue par le gouvernement dans le projet de budget vise à freiner le déferlement de petits colis liés aux plates-formes étrangères, souvent non conformes aux règles européennes, qui échappent aux contrôles douaniers et à la TVA. 

Le relèvement de cette taxe de deux à cinq euros se veut «un signal politique clair et un électrochoc», a expliqué la sénatrice Évelyne Renaud-Garabedian.

Jusqu’à 800 millions d’euros de recettes

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a défendu le montant initial de 2 euros, la réponse concertée de l’Union européenne, qui doit instaurer cette taxe à partir du 1er novembre 2026, et de la France et du Benelux qui ont prévu de la mettre en place dès le 1er janvier. 

Au-delà de deux euros, la taxe ne serait plus nécessairement considérée comme une «redevance pour contrôle» mais comme un droit de douane, pouvant ainsi être contesté, a justifié la ministre. 

À deux euros, le rendement est estimé à 500 millions d’euros par Bercy. A cinq euros, il pourrait atteindre 700 à 800 millions, sans dépasser le double, a expliqué la ministre, car la taxe aurait un effet comportemental fort, d'ailleurs recherché, avec une baisse de la demande pour ces colis. Ces votes ne sont pas encore définitifs car le projet de budget va continuer d'être examiné au Parlement jusqu'à la mi-décembre au plus tôt.

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