Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Dermatose des bovins : quelle est cette maladie grave qui pourrait tuer plus d'un million de bêtes en France ?

Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a impliqué l'abattage des vaches dans une ferme d'Ariège, dans les Hautes-Pyrénées. Apparue dans l'Hexagone depuis le mois de juin, cette maladie pourrait tuer jusqu'à 10% du cheptel bovin français. Un fléau suivi de près par les autorités.

Une menace prise au très sérieux. La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, a tiré la sonnette d'alarme, cette semaine, après la découverte d'un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans une ferme située dans l'Ariège, où une cinquantaine d'agriculteurs se sont mobilisés pour empêcher la mise à mort d'un troupeau de 200 vaches, pourtant obligatoire, selon le protocole sanitaire. Ce vendredi 12 décembre, les autorités ont donc procédé à l'abattage des bêtes malgré ces protestations.

«La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pourrait tuer 10% des bovins en France si le strict protocole sanitaire en vigueur n'était pas respecté», a mis en garde la ministre. Cette maladie «très grave», et qui se propage «à une vitesse foudroyante», «peut entraîner la mortalité de 10% du cheptel bovin français, c'est à dire plus d'un million et demi d'animaux», a averti Annie Genevard lors d'un point presse. 

Depuis le 29 juin dernier, 108 foyers ont été détectés dans sept départements et quelque 3.000 bovins euthanasiés. 

transmission par les insectes

Apparue fin juin dans l'Hexagone, la dermatose nodulaire contagieuse bovine se manifeste par de la fièvre, une chute de lactation, une hypertrophie des ganglions lymphatiques et des nodules sur la peau et les muqueuses. Transmis par des piqûres de mouche ou de taon, le virus n'affecte que les bovins, les zébus et les buffles.  

Quant aux risques de transmission à l'homme, le ministère affirme que la DNC n'est «pas transmissible» aux êtres humains tout en précisant qu'il n'y a «aucun risque pour la santé humaine lié à la consommation de produits issus de ces animaux». 

Une stratégie de lutte qui divise

Pour contrer le fléau, l'État a pris des mesures drastiques notamment l'abattage total des foyers infectés, une campagne de vaccination obligatoire et l'indemnisation des éleveurs. «Notre mobilisation est totale, et je suis pleinement engagée pour enrayer la progression du virus, protéger nos élevages, et préserver la souveraineté agricole et alimentaire de la France», a annoncé la ministre de l'Agriculture.

Cette maladie est «sous contrôle en France, la stratégie de lutte a fait ses preuves», assure-t-on par ailleurs au ministère. Mais cette stratégie, qui consiste à abattre tous les animaux des foyers concernés, déchaîne la colère d'éleveurs soutenus par les syndicats Coordination rurale (CR) et Confédération paysanne, qui la jugent «injuste et inefficace» et multiplient les actions pour s'y opposer.

Réuni mardi par la ministre de l'Agriculture, un «Parlement de l'élevage», rassemblant syndicats, vétérinaires, instituts de recherche..., «a été l'occasion de lancer les réflexions et les échanges sur les perspectives de vaccination en 2026», selon le ministère. Ces «perspectives sont encore en cours de réflexion», a-t-on ajouté.

Des indemnisations sont prévues pour soutenir «les propriétaires d'animaux euthanasiés» mais aussi pour compenser «les denrées et produits détruits sur ordre de l'administration», rappelle le ministère.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités