Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, a considéré que la crise agricole liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) représentait un coup important au moral des éleveurs et des agriculteurs.
«Le gouvernement ne peut pas sous-estimer la crise agricole». La ministre de l’Agriculture Annie Genevard est revenue sur la colère des éleveurs et agriculteurs face à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’abattage systématique des troupeaux de bovins atteints. «L’arrivée de cette maladie est peut-être l’épreuve de trop», a-t-elle déclaré ce mardi au micro de Sud Radio.
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De retour d’un déplacement en Occitanie, la ministre a annoncé le lancement d’une «campagne massive de vaccination». Celle-ci viserait ainsi entre «600.000 et un million de bovins». «Ces doses arriveront en temps voulu et permettront de vacciner tout le monde», a-t-elle promis, évoquant «une situation sous contrôle».
Annie Genevard a également appelé à ce que «la pression redescende», pointant du doigt les «menaces graves contre des vétérinaires». Ce mardi, de nombreux axes routiers étaient encore bloqués par des agriculteurs, qui réclament une révision de la politique vaccinale.
Une réunion à Matignon
Sébastien Lecornu tiendra ce mardi à 10h30 à Matignon une réunion sur l'agriculture. Sont conviés à cette réunion les ministres Annie Genevard (Agriculture), Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), Laurent Panifous (Relations avec le Parlement), Maud Bregeon (porte-parole), Amélie de Montchalin (Comptes publics), Nicolas Forissier (Commerce extérieur), et Benjamin Haddad (Europe).
Plusieurs préfets de départements touchés par la dermatose nodulaire contagieuse sont aussi invités (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes Pyrénées, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales).
L'exécutif doit par ailleurs gérer une autre colère agricole, cette fois-ci contre la signature du traité de libre-échange avec le Mercosur. Les 27 pays européens doivent approuver à la majorité qualifiée cette semaine ce traité, négocié depuis de longues années avec plusieurs pays d'Amérique du Sud.
Mais la France y reste opposée. Lundi soir à Berlin, Emmanuel Macron a été «très clair avec la Présidente de la Commission et le Président du Conseil européen Antonio Costa sur le fait que le compte n'y était pas à ce stade pour protéger les agriculteurs français», a l’Elysée ce mardi. La France plaide pour un report en 2026 du vote prévu cette semaine au Conseil européen.