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Cyberattaque massive contre le ministère de l’Intérieur : ce que l’on sait des «dizaines de fiches» confidentielles dérobées

Laurent Nuñez a indiqué ce mercredi 17 décembre qu’une cyberattaque massive avait touché le ministère de l’Intérieur pendant plusieurs jours et que des millions de données ont été consultées et des dizaines de fichiers confidentiels dérobés.

Un incident majeur. Laurent Nuñez a confirmé ce mercredi sur Franceinfo que le ministère de l’Intérieur avait été victime d’une attaque informative majeure durant plusieurs jours et que «quelques dizaines de fiches» confidentielles ont été «extraites» par les hackers.

Le Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ) et le Fichier des personnes recherchées (FPR) ont notamment été «consultés», «des fichiers importants pour nous», a expliqué le ministre de l’Intérieur.

«On ne connait pas encore l'ampleur de la compromission, on ne sait pas ce qui a été extrait : à date, quelques dizaines de fiches ont pu être sorties du système mais on parle de millions de données» consultées, a-t-il ajouté.  

La semaine dernière, «un individu ou un groupe d'individus» se sont introduits «pendant plusieurs jours» dans les systèmes informatiques du ministère de l'Intérieur «en utilisant les messageries», en passant par des boîtes professionnelles pour récupérer des codes d'accès.

Des imprudences à l’origine de l’attaque

«Une personne a pu accéder à des fichiers en utilisant des mots de passe qui n'auraient pas dû être échangés sur des messageries, en clair», a détaillé Laurent Nuñez, déplorant «des imprudences» ayant mené à la cyberattaque.

«On continue à investiguer (…) on a saisi immédiatement la justice, on a saisi la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) comme la loi nous l'impose et puis il y a une enquête administrative que j'ai demandée», a poursuivi le ministre de l’Intérieur.

Il y a quelques jours, un groupe de pirates informatiques a revendiqué, sans apporter de preuves, cette attaque et a assuré avoir accédé aux données de plus de 16 millions de personnes, issues des fichiers de police.

«Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a pas eu extraction de millions de données. A ma connaissance, c'est faux», a encore affirmé le ministre, qui a assuré ne pas avoir reçu de demande de rançon. «Cela ne met pas en danger la vie de nos compatriotes.»

L'Office anti-cybercriminalité (OFAC) a été chargé de l'enquête.

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