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Musée du Louvre : vol, problème de sécurité, grève... Laurence des Cars, la présidente, auditionnée à nouveau ce mercredi dans un contexte tendu

Laurence des Cars avait présenté sa démission à Rachida Dati à la suite du casse. La ministre de la Culture l'avait refusée. [REUTERS/Sarah Meyssonnier]

Depuis le cambriolage au Louvre le 19 octobre dernier, les autorités françaises tentent de déceler les failles qui ont rendu le casse possible. Ainsi, une nouvelle audition de la présidente du musée, Laurence des Cars, est prévue au Sénat ce mercredi. 

Une période compliquée pour Laurence des Cars. Près de deux mois après le casse du Louvre, les autorités françaises cherchent toujours à comprendre quelles sont les failles sécuritaires qui ont permis un tel cambriolage. 

Pour ce faire, les auditions se succèdent dans le cadre de la commission de la culture du Sénat. Déjà interrogée à de nombreuses reprises depuis le 19 octobre dernier, Laurence des Cars, va à nouveau devoir s'expliquer. La présidente du musée va répondre aux questions des sénateurs à 16h30 ce mercredi.

Une audition lors de laquelle la présidente va certainement être interrogée sur l'audit datant de 2019, qui mettait en évidence la faille utilisée par les malfaiteurs lors du vol. Selon la direction, il n'avait pas été transmis lors de la prise de poste de Laurence des Cars. «Il a été découvert après le vol, quand la présidente a demandé de ressortir tous les documents liés au chantier de la galerie d’Apollon sur les 25 dernières années», avait expliqué le musée pour se justifier.

l'ancien président du louvre également auditionné

En introduction des auditions, le président de la commission, le sénateur centriste Laurent Lafon a déclaré que les conclusions du rapport pointaient «la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté» avant le vol. 

Depuis le cambriolage, de nombreuses auditions ont été réalisées. Le mercredi 10 décembre, deux responsables de l’enquête administrative sur la sécurité du musée ont été entendus au Sénat, dont Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles, a expliqué que les voleurs auraient pu être arrêtés «à 30 secondes près»

Hier, mardi 16 décembre, c'est son prédécesseur, Jean-Luc Martinez, qui a dû répondre aux questions des sénateurs dans le cadre de la commission de la culture du Sénat. Largement épargné par rapport à Laurence des Cars depuis le casse, c'est pourtant lors de son mandat qu'ont été émises deux alertes sur les risques sécuritaires encourus par le musée le plus visité au monde.

Pour rappel, à la suite du casse, Laurence des Cars avait présenté sa démission à la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui l'avait refusée. 

Un contexte tendu

Mais «un malheur n'arrive jamais seul», et depuis le 19 octobre, le Louvre l'a appris à ses dépens. D'abord, avec une inondation dans la bibliothèque des Antiquités égyptiennes, endommageant au passage plusieurs ouvrages. Puis, cette semaine, c'est une grève du personnel qui vient causer des maux de tête à Laurence des Cars et la direction du Louvre. Le musée a dû rester fermé ce lundi et une nouvelle assemblée générale des personnels est prévue ce mercredi matin. 

Le préavis de grève commun à la SNMD-CGT, la CFDT et le SUD Culture comporte de nombreuses plaintes, les syndicats critiquant «une gestion RH de plus en plus brutale et des injonctions contradictoires».

Le communiqué critique le système de «gouvernance pyramidale et cloisonnée», considéré comme la cause des «dérives organisationnelles» qui ont amené au vol. Ce système étoufferait les remontées d’information et les expertises des professionnels, toujours d’après les syndicats.

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