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Nicolas Sarkozy : les deux détenus qui avaient menacé l'ancien président à la prison de la Santé ont été relaxés

Nicolas Sarkozy a passé vingt jours derrière les barreaux de la prison de la Santé. [REUTERS/Sarah Meyssonnier]

Deux détenus de la Santé, accusés d'avoir menacé Nicolas Sarkozy lors de son passage en prison, ont été relaxés ce vendredi 19 septembre.

Très médiatique, le passage de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé a fait couler beaucoup d'encre, notamment après les menaces de mort proférées à son encontre lors de son arrivée. Deux détenus, Ilies B., 28 ans, et Ange O., 24 ans, ont été jugés ce vendredi dans le cadre de cette affaire et ont été relaxés.

«Le tribunal a estimé que les termes "M. Nicolas Sarkozy va passer une mauvaise détention" ne constituent pas une menace de mort. "On va venger Kadhafi", non plus, en tout cas pas de manière certaine. Et ça ne constitue nullement une menace réitérée», condition pour que l'infraction soit constituée, a expliqué la présidente du tribunal correctionnel de Paris lors de la lecture de son jugement.

Il était reproché à Ilies B. d'avoir «menacé de mort» Nicolas Sarkozy «de manière réitérée» par les propos «Il (M. Sarkozy) va passer une mauvaise détention», «on va venger Kadhafi, on est au courant de tout Sarko».

Selon son avocat Georges Parastatis, son client aurait crié «Rends l'argent!», «Takieddine, on est au courant!» et «On va venger Kadhafi !».  

Devant le tribunal, il avait reconnu avoir tourné la vidéo dans laquelle les propos sont tenus : «Je reconnais les faits : je suis l'auteur de la vidéo qui a été postée sur TikTok (...) Je m'ennuyais dans ma cellule. C'était pour faire le buzz, avoir des contacts avec les gens». 

nicolas sarkozy partie civile

De son côté, Ange O. était jugé pour avoir détenu illégalement en détention un téléphone portable dont il a refusé de donner le code aux enquêteurs. Il est en détention provisoire dans le cadre d'une enquête pour infraction à la législation sur les stupéfiants.

Dans un premier temps, les deux détenus devaient être jugés en comparution immédiate à Paris le vendredi 24 octobre. Ils avaient obtenu un délai pour préparer leur défense devant le tribunal correctionnel.

Nicolas Sarkozy s'était constitué partie civile dans ce dossier : il s'agit de «menaces de mort qui ont eu un retentissement qui ne peut être laissé sans réponse pénale», avait expliqué à l'AFP son avocat Isaac Arnoud.

Pour rappel, l'ancien locataire de l'Élysée a publié un livre racontant ses vingt jours passés derrière les barreaux de la Santé. Sorti le 10 décembre dernier, «Le journal d'un prisonnier» a rencontré un franc succès, avec près de 100.000 livres vendus en moins d'une semaine. 

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