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400 ans de la Marine nationale : voici 5 navires qui ont fait sa légende

La Marine nationale va fêter ses 400 ans en 2026. [AFP]

La Marine nationale va fêter ses 400 ans en 2026. Grâce à ses quatre siècles d'existence, le corps d'armée français a marqué son histoire avec des navires colossaux qui ont servi dans de multiples conflits. En voici cinq emblématiques.

Un anniversaire historique. En 2026, la Marine nationale fêtera son 400e anniversaire. Au service de la protection de la France sur les eaux, le corps d'armée a été essentiel dans de nombreux conflits sous l'égide de Louis XIII à Emmanuel Macron

La France est l'une des plus grandes puissances mondiales au niveau des armées, ses forces marines font aussi partie des plus féroces grâce à une puissance aéronavale complète, dissuasive et indépendante. 

Le Charles de Gaulle

Outil central de la stratégie de projection française depuis sa mise en service en 2001, le Charles de Gaulle est un atout majeur pour l'Hexagone autant au niveau politique que stratégique. Le vaisseau de 261 mètres de long est propulsé par deux réacteurs nucléaires. Il peut embarquer près de 2.000 marins, mais également 600 personnels du groupe aérien. 

Le porte-avions peut accueillir 36 Rafale Marine à sa capacité maximum, deux avions E-2C standard Hawkeye 2000, utilisés pour le contrôle aérien, mais également de guet, ainsi que plusieurs hélicoptères (manœuvre, flottille, renseignements).

Il est toujours à ce jour le plus grand navire de guerre européen ainsi que le plus puissant. Son groupement technique est surtout le plus efficace au monde. Avec une réserve de plus d'un million de pièces de rechange et plusieurs ateliers et hangars, le taux de disponibilité des aéronefs est imbattable dans le monde. 

Le Charles de Gaulle a été largement engagé sur les grands théâtres d'opérations. L'Afghanistan, la Libye, l'Irak, la Syrie dans la lutte contre Daesh. Le bâtiment a été observé il y a quelques jours aux abords de Nice. 

Reste que dimanche 20 décembre, Emmanuel Macron a donné le coup d'envoi de la construction du futur porte-avions français destiné à le remplacer et qui doit entrer en service en 2038. «Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire, et après un examen complet et minutieux, j'ai décidé de doter la France d'un nouveau porte-avions», a ainsi annoncé le chef de l'Etat lors du Noël avec les troupes françaises à Abou Dhabi. «La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine», a-t-il ajouté.

Le Redoutable

Le Redoutable a été un sous-marin nucléaire lanceur d'engins pour la flotte française de 1971 à 1991. Grâce à ses 16 missiles mer/sol à tête nucléaire, il est le premier sous-marin tricolore nucléaire. Il incarne la défense de la France : simple et pourtant redoutable. 

Près de 135 hommes se relayaient sur le bâtiment pour le rendre opérationnel à longueur de temps. Durant sa carrière, le sous-marin a effectué plus de 50 patrouilles, soit onze ans en mer dont dix en plongée. Sa capacité à être indétectable et invisible a permis des patrouilles efficaces tout en dissuadant toute frappe envers le territoire français. 

Aujourd'hui désarmé, il est exposé à Cherbourg (La Manche) comme musée militaire. Son exposition permet de s'apercevoir de la vie à bord spécifique aux sous-mariniers, tout en prônant l'innovation et les technologies qui font de la France un pilier de taille au niveau militaire. 

Le Casabianca

Sans doute l'un des navires les plus connus de l'histoire de la Marine nationale, le Casabianca est un bâtiment qui a joué un rôle essentiel lors de la Seconde Guerre mondiale. Mis en service en 1936, le sous-marin de grande patrouille a été construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire situés à Saint-Nazaire.  

Il est l'un des cinq sous-marins de l'ensemble de la flotte française à avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale et à déjouer de nombreuses tentatives de destructions et de sabotage. En 1942, grâce à un équipage d'une soixantaine d'hommes, le bâtiment brave les ordres de sabordage et file effectuer des missions clandestines au large de la Corse. Armes, munitions et agents de liaison sont débarqués sur l'île afin de préparer l'insurrection et la libération de celle-ci en 1943. 

Décoré de la Croix de guerre 1939-1945, de la Médaille de la Résistance française avec rosette et arborant la fourragère rouge de la Légion d'honneur, le sous-marin est désarmé en 1952 à Brest. Une reconstitution de son kiosque est exposée à Bastia afin de commémorer la mémoire du bâtiment. 

Le Mistral

Le Mistral est le tout premier porte-hélicoptères amphibie. Grâce à ses deux sisterships, il représente la polyvalence à la française. À l'aide de ses 900 marins, il peut accueillir une flotte de véhicules blindés, d'hélicoptères, mais également un hôpital flottant. Il souhaite allier capacités militaires et humanitaires. Il avait d'ailleurs été affrété lors du séisme à Haïti en 2010, lors de l'explosion du port de Beyrouth en 2020. Il a aussi été très utile lors de la pandémie de Covid-19 où il a été déployé en soutien au large de l'océan Indien. 

Lui aussi conçu aux portes du port de Saint-Nazaire, il est le deuxième bâtiment le plus imposant après le Charles de Gaulle, dans la flotte française. Il peut déplacer jusqu'à 21.300 tonnes de matériel à pleine charge. Depuis 2011, les porte-hélicoptères amphibies accueillent la mission Jeanne d'Arc permettant de former l'ensemble des officiers de marine. 

Le Soleil-royal

Le Soleil-Royal est l'un des bâtiments les plus vieux recensés par la Marine nationale. Mis en service de 1669 à 1692, le vaisseau de ligne de Louis XIV a été commandé afin d'affirmer le prestige de la monarchie française. Armé grâce à 98 canons puis 104, le bâtiment pouvait recevoir jusqu'à 1.200 hommes en son sein. 

Le vaisseau a été investi pour de nombreuses batailles menées par le Royaume de France. Le Soleil-Royal a participé à la guerre de Hollande (1672-1678). Mais, il a aussi été au centre de la ligne de bataille à de nombreuses reprises lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Notamment lors de la bataille de Béveziers (1690) et la bataille de la Hougue (1692) où il a occupé un rôle majeur.

Cependant, le bâtiment a pris feu après cette ultime combat naval où il a finalement échoué au niveau de l'arsenal de Cherbourg. Deux vaisseaux ont ensuite été nommés en hommage au bâtiment de guerre dans la Marine royale. 

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