Après le terrible incendie de Crans-Montana, qui a fait au moins 40 morts et des centaines de blessés, plusieurs bars renoncent à l'utilisation des bougies incandescentes sur les bouteilles d'alcools. Ces dernières étant vraisemblablement à l'origine du sinistre.
Une tragédie qui a marqué les esprits. Après l'incendie du bar «Le Constellation» à Crans-Montana, en Suisse, de nombreux bars annoncent renoncer à l'utilisation de bougies pyrotechniques - qui sont présumées être à l'origine de l'incendie -, et ce avant même qu'une règlementation soit appliquée.
Ces établissements remplaceront désormais les bougies de table par des alternatives à LED. Le rituel des bouteilles arrivant en salle avec des étincelles sera supprimé ou remplacé par des dispositifs lumineux électroniques, sans risque.
En plus des LED, de «nouveaux rituels» sans danger qui remplacent les bougies incandescentes sont en vogue sur les réseaux sociaux, et sont massivement relayés depuis la tragédie, comme les «Sparklers» électroniques : des machines qui produisent des étincelles froides sans combustion (utilisant de la poudre de titane et de zirconium).
«les étincelles, c'est fini»
En attendant, de nombreuses enseignes qui figurent parmi les plus célèbres du monde de la nuit, ont communiqué officiellement sur l'arrêt des bougies incandescentes.
C'est notamment le cas du Farinet, à Verbier, en Suisse, qui a communiqué dès le lendemain du drame. Ils ont publié un bandeau noir, le 1ᵉʳ janvier, suivi d'une annonce précisant que le «show champagne» se ferait désormais avec des sticks LED pour respecter le deuil national et assurer la sécurité.
De son côté, le Selsius, à Lyon, envoie désormais une note à tous ses clients lors d'une réservation. Celle-ci indique que les bougies seront remplacées par des alternatives LED.
Même son de cloche à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), où les équipes du Tremplin ont pris la même direction. Les fontaines lumineuses seront désormais des fontaines à leds. Un dispositif «sans risque pour les clients», écrit la direction.
Même décision du côté du Cosy Bar à Cognac (Charente), et ce «même si notre établissement respecte les normes de sécurité incendie les plus strictes».
Quelles mesures législatives ?
Depuis ce drame, la question d'une interdiction nationale des engins pyrotechniques en intérieur est dans toutes les têtes. Le bilan tragique (au moins 40 morts et plus de 100 blessés) a révélé que la combinaison des bougies avec un plafond inflammable était un véritable danger.
Dans le canton du Valais, où a eu lieu le drame, une réflexion est en cours pour rendre obligatoire l'utilisation de mousses acoustiques de catégorie M0 ou M1 (ininflammables) dans tous les bars de nuit, suite à la mise en cause de l'isolation du Constellation. Il semblerait que le bar utilisait une mousse acoustique alvéolée (souvent appelée «mousse anti-bruit» ou «mousse de studio»). Celle-ci est classée M4, c'est-à dire, «facilement inflammable»
En attendant, la station de Verbier en Suisse, a pris la décision d'annuler ses traditionnels feux d'artifice.
En France, dans plusieurs départements, les préfectures ont pris des arrêtés depuis le mois de décembre pour appliquer une tolérance zéro sur l'usage d'articles pyrotechniques de catégorie F2 et F3 dans les Établissements Recevant du Public (ERP).
Restent donc autorisées : les bougies de catégorie F1 (généralement celles utilisées sur les gâteaux), mais restent interdites les bougies classées F2 (dont font partie de nombreuses fontaines lumineuses plus puissantes souvent utilisées pour les «shows bouteilles» en club), et F3.