À la mairie de Paris, l'utilisation de l'écriture inclusive sur certaines plaques commémoratives est désormais autorisée, grâce à une décision controversée du Conseil d'État datant du 31 décembre dernier.
Une autorisation qui fait polémique. L'utilisation de l'écriture inclusive sur ses plaques commémoratives est officiellement autorisée à la mairie de Paris. Une décision rendue par le Conseil d'État le 31 décembre dernier.
Selon un article publié par Le Figaro, tout a commencé en 2021 lors d'un inventaire à la mairie de Paris. L'opposition a découvert que deux inscriptions ont été modifiées sur deux plaques de marbre commémoratives. Gravés en lettres d'or, on peut y lire les mots «président» et «conseiller» avec un «E» et un «S» à la fin séparés par un point médian.

L'association Francophonie Avenir, qui a jugé les mots non-conformes à la langue française, a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. En 2023, le tribunal administratif de Paris a affirmé que les inscriptions relevaient bien de la langue française. Une décision qu'a confirmée la cour administrative d'appel de Paris deux ans plus tard.
En octobre 2023, le Sénat avait adopté en première lecture une proposition de loi pour protéger la langue française des dérives de l'écriture inclusive. Face à la décision du Conseil d'Etat, son rapporteur Cédric Vial va saisir la ministre de la Culture, Rachida Dati, pour inscrire le texte à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
En 2023, Emmanuel Macron n'avait pas hésité à tacler l'écriture inclusive, déclarant que «la langue française n'a pas besoin de points au milieu des mots».