En toute fin de soirée, des agriculteurs et leurs tracteurs bloquaient la circulation sur l'A13.
Emmanuel Macron sait que l’accord du Mercosur sera adopté, quoi qu’il arrive et quel que soit le vote de la France.
En prétendant aujourd’hui s’y opposer, après des années de négociations sans jamais défendre les intérêts français, il tente une manœuvre de communication aussi…— Jordan Bardella (@J_Bardella) January 8, 2026
La Coordination rurale a appelé ses troupes au repos et a demandé pour cela la "libération" de ses tracteurs ainsi que de ses adhérents interpellés, mais les agriculteurs "à bout" craignent la signature imminente de l'accord UE-Mercosur malgré l'opposition réaffirmée d'Emmanuel Macron.
Soutien total et indéfectible aux agriculteurs en colère.
Leur mobilisation partout en France pour défendre leur travail et leurs revenus est légitime.
La signature prochaine du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur est un affront supplémentaire après les décennies…— Marion Maréchal (@MarionMarechal) January 8, 2026
La France a décidé de voter contre la signature de l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 8, 2026
Selon un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce jeudi 8 janvier, 79% des Français soutiennent la mobilisation des agriculteurs observée ces derniers jours en France, notamment dans certaines grandes villes comme Paris, Toulouse et Strasbourg.
«67 actions recensées, 40 tracteurs dans Paris, une manifestation pas dispersée», le bilan de la mobilisation agricole de la journée selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. pic.twitter.com/Jytgp7shJ2
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Guillaume Couchot, entrepreneur agricole : «Nous avons été traités comme des chiens. Nous sommes déterminés à monter jusqu’à la tour Eiffel», dans #180MinutesInfopic.twitter.com/8Nq7aNHeTV
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Selon le dernier décompte du ministère de l'Intérieur, 109 tracteurs et 670 manifestants sont présents en région parisienne.
Des agriculteurs ont lancé jeudi matin une action de blocage des accès à la ville de Rodez, en réaction au placement en garde à vue du président de la Coordination rurale d'Occitanie, a-t-on appris de sources concordantes. Sur les rond-points d'accès à la ville, et alors que la neige rendait déjà la circulation difficile dans le département, des agriculteurs ont déversé des pneus et des déchets, bloquant les entrées de la cité aveyronnaise, a constaté un correspondant de l'AFP.
«On a bloqué toute la ville, avec des déversements partout», a affirmé Mathieu Galliou, co-président de la Coordination rurale (CR) de l'Aveyron. Cette mobilisation a été lancée en réaction au placement en garde à vue du président de la CR de l'Aveyron, par ailleurs président du syndicat pour l'Occitanie, Eloi Nespoulous.
Le syndicat, comme son allié des Jeunes agriculteurs, a aussi appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg, siège du Parlement européen, si le traité de libre-échange entre l'Union européenne et des pays du Mercosur était signé ce week-end.
La FNSEA, qui affirme se battre sur tous les fronts pendant que d'autres viennent "mettre trois tracteurs devant un monument pour faire causer", veut "interpeller les eurodéputés qui auront encore la possibilité de saisir la Cour de justice européenne pour repousser cet accord du Mercosur", a expliqué son président Arnaud Rousseau.
La FNSEA, premier syndicat agricole français, a dit attendre du Premier ministre un "signal très fort" ce vendredi à destination des agriculteurs en colère, appelant à des "mesures d'urgences" avant même le vote du budget, lors d'une conférence de presse jeudi à Paris.
L'Irlande votera contre l'accord commercial de l'Union européenne avec le Mercosur lors d'un vote vendredi, a annoncé jeudi son vice-Premier ministre Simon Harris, rejoignant l'opposition de plusieurs pays dont la France.
«Bien que l'UE ait accepté un certain nombre de mesures supplémentaires, elles ne sont pas suffisantes pour satisfaire nos concitoyens. Notre position demeure donc inchangée. Nous voterons contre l'accord», a déclaré M. Harris dans un communiqué. Cette décision s'ajoute à l'opposition de la France, de la Pologne ou de la Hongrie, mais ne devrait cependant pas empêcher la Commission européenne d'obtenir le feu vert d'une majorité d'Etats membres.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a été prise à partie au moment d'aller à la rencontre des agriculteurs rassemblés à Paris aux alentours du Palais Bourbon pour manifester leur colère, annonçant des rencontres avec les organisations syndicales dans la journée, ont constaté des journalistes de l'AFP jeudi.
La députée Renaissance, très chahutée, est allée brièvement échanger avec les représentants des agriculteurs qui sont entrés dans Paris peu avant l'aube. Elle a reçu un projectile au visage, dans une ambiance hostile. "Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00", a-t-elle annoncé devant les manifestants.
Plus d'informations à venir...
Plus d'informations à venir. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi les agriculteurs qui manifestent dans Paris et plusieurs villes au «maintien du calme et au sens des responsabilités, et au dialogue», reconnaissant les «inquiétudes et revendications» de la profession comme «légitimes».
«Le dialogue est constant et il se poursuit. Le combat que je mène pour protéger nos agriculteurs continue. Des avancées importantes ont été obtenues cette semaine au niveau européen, mais le travail n'est pas terminé», a-t-elle ajouté.
Le gouvernement "ne laissera pas faire" les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont "illégales", a prévenu jeudi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur France info.
"Bloquer partiellement l'A13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c'est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l'intérieur ne laissera pas faire", a-t-elle affirmé.
Depuis 5h53 ce matin, l'autoroute A13 est coupée au niveau de la commune de Saint-Cloud dans le sens province-Paris par une manifestation d'agriculteurs.
Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin, même si "la plupart sont bloqués aux portes de la capitale", a indiqué le ministère de l'Intérieur à l'AFP.
Ces convois d'agriculteurs, à l'appel du syndicat Coordination rurale, ont contourné et forcé "parfois en prenant des risques totalement inconsidérés" les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon cette même source. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, "suit très attentivement la situation", a ensuite précisé son entourage.
L'accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde), près de Bordeaux, est bloqué depuis mercredi soir par une quarantaine d'engins agricole de la Coordination rurale, qui entend exprimer les revendications d'une profession en colère, a indiqué jeudi matin la préfecture.
Au même moment à Paris, des tracteurs du deuxième syndicat agricole français ont gagné la tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe.
"Dans le cadre du mouvement de contestation à l'échelle nationale, une action de mobilisation d'agriculteurs de la CR est en cours aux abords du dépôt pétrolier DPA, situé sur les terrains du Grand Port Maritime de Bordeaux à Bassens", a écrit la préfecture de la Gironde dans un communiqué.
Stéphane Pelletier, vice-président de la coordination rurale 86 sur le mouvement des agriculteurs et le Mercosur : «Il y a deux mois qui vont être terribles si on n'arrive pas à sauver nos fermes». pic.twitter.com/hvVWDLMwEC
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Selon Ludovic Ducloux, coprésident de la CR 33, les agriculteurs sont arrivés vers 03H30-04H00 près de la Dame de fer. «On a mis 40 minutes à arriver, on n'a pas trouvé de gendarmes sur notre route», a-t-il commenté auprès de l’AFP.
D'après le porte-parole de la Coordination rurale, quelque 250 tracteurs s'apprêtaient mercredi soir à entrer dans Paris. «On avait dit qu'on monterait à Paris, on y arrive», a ajouté Ludovic Ducloux.
Des tracteurs d'agriculteurs membres du syndicat agricole Coordination rurale sont entrés dans Paris jeudi avant l'aube, certains présents à la Tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession, selon un porte-parole de la CR et un journaliste de l'AFP sur place.
"Ils se baladent" dans Paris et sont notamment passés sur les Champs-Elysées, a indiqué ce porte-parole à l'AFP, faisant état de "quelques dizaines de tracteurs" entrés par les portes sud de la capitale. D'après un journaliste de l'AFP, une vingtaine d'agriculteurs étaient présents à la tour Eiffel.