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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et des portables au lycée : le texte examiné ce jeudi par le Conseil d'État

Le 10 décembre 2025, la mesure interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans est entrée en vigueur en Australie [Dado Ruvic / REUTERS]

Le projet de loi souhaité par le gouvernement, qui prévoit d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les portables au lycée dès la rentrée prochaine, va être examiné par le Conseil d'Etat ce jeudi.

Un projet qui fait débat. Emmanuel Macron et son gouvernement souhaitent interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les portables au lycée, dès la rentrée prochaine, à savoir le 1er septembre 2026. Le projet de loi va être examiné ce jeudi par le Conseil d'Etat.

Le texte qui va être présenté ce jeudi est composé de deux articles. Le premier porte sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il y est expliqué que «la fourniture, par une plate-forme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de 15 ans» sera interdite dès le 1er septembre 2026. 

«De nombreuses études et rapports attestent désormais des différents risques induits par un usage excessif des écrans numériques par les adolescents», justifie le gouvernement dans le document, listant notamment «l’exposition à des contenus inappropriés», «le cyberharcèlement» et «les altérations du sommeil» parmi ces risques.

«L'interdiction du téléphone au lycée est une question de principe»

Le second article, le projet de loi du gouvernement entend élargir au lycée l'interdiction de l'usage du téléphone portable. Une mesure déjà mise en place de la maternelle au collège par une loi de 2018, bien que celle-ci peine parfois à être respectée. 

Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, s'est montré réservé sur le projet d'interdiction des portables au lycée, jugeant qu'il fallait d'abord tirer les leçons du dispositif mis en œuvre au collège, «notamment ce qui n'a pas marché, puisque l'interdiction n'est pas effective partout».

De son côté, le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a défendu l'interdiction des téléphones portables au lycée comme une «question de principe», à la «portée symbolique forte», mais qui pourra connaître des «dérogations», dans une interview à Ouest-France.

«L'interdiction du téléphone au lycée est une question de principe : le temps de l'école, c'est le temps de l'apprentissage, ce n'est pas le temps du téléphone», a affirmé le ministre.

l'exemple australien 

Ce projet de loi porté par Emmanuel Macron et son gouvernement va être examiné, moins d'un mois après la décision de l'Australie d'interdire l'accès à de nombreux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le mesure est entrée en vigueur le 10 décembre dernier en Australie.

Pour justifier cette décision, l'Australie avait mis en avant le souhait de «reprendre le contrôle» face aux plates-formes. Les réseaux sociaux «sont utilisés comme une arme par les harceleurs (...), sont vecteurs d'anxiété, constituent un outil pour les escrocs et, pire que tout, sont un outil pour les prédateurs en ligne», avait justifié le Premier ministre travailliste Anthony Albanese, à la veille de l'entrée en vigueur de la mesure.

De son côté, Emmanuel Macron avait expliqué que les réseaux sociaux étaient notamment l'une des causes de la chute du niveau scolaire en France : «Plus on augmente le temps d'écran, plus les performances éducatives chutent (...), plus on augmente le temps d'écran, plus les problèmes de santé mentale augmentent», avait déclaré le président de la République. 

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