Après trois années de baisse continue, le salaire annuel net moyen a augmenté en France, une hausse de 0,8% au niveau national. Les disparités de revenus persistent, en fonction notamment du département où l’on vit.
L’INSEE a publié son étude annuelle sur les revenus en France. En 2024, un salarié du secteur privé gagnait en moyenne 2.733 euros net par mois en équivalent temps plein. Un salarié sur dix gagne moins de 1.492 euros, tandis qu’un sur dix perçoit plus de 4.334 euros, explique l’étude. Celle-ci observe des disparités sur de nombreux points, et notamment selon les régions.
Le département au salaire moyen le plus élevé n'est autre que les Hauts-de-Seine, avec 4.217 euros par mois en moyenne. Il distance Paris, dont les salaires sont à 3.836 euros en moyenne, et de loin les Yvelines, à 3.238 euros.
Les grandes villes poussent vers le haut
Malgré son statut de département le plus pauvre de France, la Seine-Saint-Denis est au pied du podium des salaires, à 3.035 euros. L’Île-de-France est à l’honneur, puisque suivent le Val-de-Marne à 3.028 euros et l’Essonne à 2.888 euros par mois chacun.
La suite du classement se trouve dans la moitié sud du pays. Il s’avère que les grandes villes portent la moyenne de leur département. C’est le cas de Lyon qui place le Rhône à la septième position des départements français, puisque le salaire moyen est de 2.867 euros par mois. La Haute-Garonne de Toulouse suit avec 2.787 euros.
L’Isère (2.718 euros/mois) devance de peu les Bouches-du-Rhône (2.690 euros/mois) de la deuxième ville de France, Marseille. Le département 13 boucle ce top 10.
A l’autre bout du classement, on retrouve les deux départements les moins peuplés de France. La Creuse est dernière avec un salaire moyen à 2.142 euros par mois. La Lozère, seul département à moins de 100.000 habitants en France, la talonne avec 2.155 euros en moyenne, puis le Cantal avec 2.165 euros.
On remarque que seulement huit départements sont au-dessus de la moyenne nationale. Cependant ils représentent près de 19,8% de la population totale française à eux seuls, tirant ainsi grandement la moyenne vers le haut. Au contraire, la Lozère et la Creuse n’ont qu’un poids réduit à l’échelle du pays.